17 juin 2012 / 16:58 / il y a 5 ans

Wall Street sous haute tension après le scrutin grec

<p>Analystes et g&eacute;rants de portefeuilles estiment que les investisseurs seront focalis&eacute;s lundi sur l'issue des &eacute;lections grecques de dimanche, qui auront indubitablement pour cons&eacute;quence d'accro&icirc;tre la volatilit&eacute; sur les march&eacute;s am&eacute;ricains. /Photo prise le 15 juin 2012/REUTERS/Eric Thayer</p>

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK (Reuters) - Les investisseurs seront focalisés lundi sur l‘issue des élections grecques de dimanche, qui auront indubitablement pour conséquence d‘accroître la volatilité sur les marchés américains, estiment des analystes et gérants de portefeuilles.

Les élections législatives grecques marquent un tournant décisif pour le pays et son appartenance à la zone euro, avec les conséquences en chaîne que cela pourrait avoir sur l‘ensemble du bloc monétaire européen.

Le reste de la semaine ne devrait pas être plus calme.

La Réserve fédérale doit publier sa déclaration de politique monétaire mercredi, à l‘issue de sa réunion de deux jours, alors que la longue série d‘avertissements et d‘abaissements de notations de dettes souveraines devrait se poursuivre.

Face au danger de déstabilisation à l‘issue du scrutin grec, les banques centrales des principales puissances économiques se tiennent prêtes à stabiliser les marchés et à prévenir tout assèchement des liquidités si nécessaire.

De nombreux investisseurs se sont préparés au pire.

“Les gens ont largement couvert leurs positions au cours des deux dernières semaines avant ce week-end”, note Alec Levine, stratégiste sur les marchés dérivés chez Newedge Group.

Malgré les inquiétudes concernant le résultat des élections grecques et ses retombées, les Bourses américaines ont fini la semaine sur une note positive, affichant leur deuxième hausse hebdomadaire d‘affilée. L‘indice de référence Standard & Poor’s conserve un gain de 6,8% depuis le début de l‘année, tout en restant bien en dessous de ses plus hauts de l‘année.

L‘espoir que la Fed et les autres banques centrales prennent de nouvelles mesures de soutien à la croissance a contribué à un certain optimisme sur les marchés ces dernières semaines.

Les spéculations récurrentes selon lesquelles la Fed mettrait en oeuvre une troisième série de mesures d‘assouplissement quantitatif (QE3) notamment, ont ressurgi fréquemment.

“Nous pensons que les anticipations concernant le QE3 vont avoir un impact déterminant sur la tendance, dans un sens ou un autre”, déclare Omar Aguilar, responsable des investissements en actions chez Charles Schwab Corp à San Francisco.

Toutefois, ajoute-t-il, le fait que la Fed n‘ait pas modifié sa politique récemment laisse penser que, du point de vue des autorités monétaires, les derniers indicateurs économiques ne sont “pas si mauvais”.

DETTE SOUS SURVEILLANCE

Des semaines d‘inquiétude sur l‘issue des élections grecques ont incité les dirigeants de plusieurs banques centrales à annoncer qu‘elles étaient prêtes à intervenir sur les marchés.

Parmi eux, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a déclaré vendredi que l‘institution se tenait prête à soutenir les banques si nécessaire.

Le gouvernement britannique et la Banque d‘Angleterre ont annoncé de leur côté qu‘ils injecteraient plus de 100 milliards de livres sterling (120 milliards d‘euros environ) dans le système bancaire pour relancer le crédit.

De même, la Banque nationale suisse s‘est dite prête à acheter des devises en quantités illimitées pour juguler l‘appréciation du franc, sans écarter complètement l’éventualité d‘un contrôle des changes.

Une récente série d‘abaissements de notations de dettes souveraines contribue parallèlement à la nervosité des investisseurs.

Après l‘abaissement par Moody’s de la note de l‘Espagne mercredi, Fitch Ratings a abaissé celle de l‘Egypte vendredi, pour la ramener à la catégorie spéculative (“junk”). Dans l‘intervalle, l‘agence Egan-Jones, moins connue que S&P, Moody’s ou Fitch, a abaissé la note la France à “BBB+”.

De nombreux investisseurs s‘attendent à une poursuite de cette tendance, les agences tentant d’évaluer l‘impact de la crise de la zone euro sur l’économie mondiale et ses acteurs.

“On va probablement en voir encore”, estime Gregory Peterson, responsable de la recherche chez Ballentine Partners à Waltham, dans le Massachusetts, qui gère 3,5 milliards de dollars.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand

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