17 juin 2012 / 14:04 / il y a 5 ans

Ayrault pour une souveraineté économique partagée dans l'UE

<p>Le Premier ministre fran&ccedil;ais Jean-Marc Ayrault, estime qu'un "gouvernement &eacute;conomique" de l'Union europ&eacute;enne ne pourrait voir le jour sans un "contr&ocirc;le d&eacute;mocratique" renforc&eacute; des parlements nationaux, d&eacute;niant &agrave; la Banque centrale europ&eacute;enne tout r&ocirc;le dans le contr&ocirc;le du budget des Etats. /Phoot prise le 10 juin 2012/St&eacute;phane Mah&eacute;</p>

NANTES (Reuters) - Un "gouvernement économique" de l'Union européenne ne pourrait voir le jour sans un "contrôle démocratique" renforcé des parlements nationaux, a estimé dimanche le Premier ministre français, déniant à la Banque centrale européenne tout rôle dans le contrôle du budget des Etats.

"Si on passait à une autre étape, d'intégration plus forte, ce serait une souveraineté partagée, ce n'est pas la BCE qui va dicter aux gouvernements leurs conduites", a déclaré Jean-Marc Ayrault à des journalistes après avoir voté à Nantes pour le second tour des élections législatives.

Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, a prévu de s'exprimer lundi sur le rôle de l'institution dans la crise de la dette qui ébranle la zone euro.

"S'il faut travailler plus en commun, ce qu'on appelle le gouvernement économique, il faut aussi qu'il y ait un contrôle démocratique, qui ne peut être limité à mes yeux au seul Parlement européen", a dit dimanche le chef du gouvernement français.

"Il faut qu'il y ait de la place pour les parlements nationaux : l'Europe, ça reste et restera une fédération d'Etats-nations, pour reprendre l'expression de Jacques Delors".

Jean-Marc Ayrault a par ailleurs appelé les dirigeants européens à émettre un "message fort et net" à la faveur du conseil européen des 28 et 29 juin prochains, d'où pourrait émerger un calendrier posant les fondations d'une union budgétaire.

François Hollande et Angela Merkel ont eu samedi une discussion "fructueuse" sur la Grèce, le sommet du G20 de lundi et mardi et ce sommet européen, selon l'Elysée.

La chancelière allemande s'est livrée vendredi à une critique en règle de l'état de l'économie française au moment même où l'entourage de François Hollande faisait assaut d'optimisme sur les chances d'un accord franco-allemand pour relancer la croissance.

"Du point de vue de la relance du projet européen, Mme Merkel a fait des propositions qui, si l'on raisonne à moyen terme, vont dans le bon sens, comme une plus grande solidarité politique", a jugé dimanche Jean-Marc Ayrault.

"Mais, en même temps, cela ne peut être crédible que si l'on traite les questions d'aujourd'hui", a-t-il ajouté.

"Si on ne se projette que dans l'avenir et qu'on ne traite pas l'urgence, comme sortir de la domination des marchés financiers ou relancer la croissance, l'étape de relance du projet européen sera contrariée", a dit le Premier ministre.

Guillaume Frouin, édité par Patrick Vignal

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