5 juin 2012 / 08:09 / il y a 5 ans

Le patron de Shell voit la baisse des cours du pétrole continuer

KUALA LUMPUR (Reuters) - Les cours du pétrole devraient encore baisser au second semestre 2012, la demande devant s‘adapter à un ralentissement de l’économie mondiale alors que les tensions géopolitiques semblent s‘apaiser, a déclaré mardi Peter Voser, directeur général de Royal Dutch Shell.

<p>Les cours du p&eacute;trole devraient encore baisser au second semestre 2012, la demande devant s'adapter &agrave; un ralentissement de l'&eacute;conomie mondiale alors que les tensions g&eacute;opolitiques semblent s'apaiser, selon Peter Voser, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Royal Dutch Shell. /Photo d'archives/REUTERS/Jorge Silva</p>

La semaine dernière, le Brent est tombé à un plus bas de 16 mois, passant sous la barre des 100 dollars le baril, sous le coup de données macroéconomiques américaines, chinoises et européennes jugées mauvaises et des craintes des conséquences d‘une aggravation de la crise de la zone euro.

“La demande mondiale ralentit, il y a des tendances récessionnistes en Europe et un léger tassement de la croissance en Asie-Pacifique”, a dit à Reuters Peter Voser en marge d‘une conférence mondiale sur le gaz, organisée à Kuala Lumpur.

“En même temps, une partie des éléments géopolitiques qui avaient été la cause de la volatilité des prix au cours des derniers mois est moins opérante, ce qui fait que nous avons un repli des cours, qui devrait se poursuivre au long du second semestre.”

Le cours du Brent a atteint un pic de 128 dollars le baril plus tôt dans l‘année, en raison des anticipations de graves perturbations de l‘offre liées à l‘aggravation du différend entre l‘Occident et l‘Iran au sujet du programme nucléaire de Téhéran.

Depuis la reprise, en avril, des discussions entre l‘Iran et les principales puissances occidentales (plus la Chine et la Russie), la prime de risque liée au dossier iranien a complètement disparu des cours du brut.

En outre, selon Peter Voser, les sanctions imposées à Téhéran -l‘Union européenne a ainsi décidé un embargo à compter du 1er juillet sur les importations de pétrole iranien- ne devraient au bout du compte guère avoir d‘impact sur l‘offre mondiale de brut.

“Le monde a intégré cela”, a-t-il dit au sujet de l‘impact des sanctions sur le brut iranien.

D‘après le directeur général de Royal Dutch Shell, la demande en pétrole augmentera progressivement en 2013, ce qui entraînera une hausse des cours.

Florence Tan; Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below