29 mai 2012 / 10:23 / il y a 5 ans

Déficit de travailleurs qualifiés dans les pays développés

<p>Un ing&eacute;nieur sur un panneau photovolta&iuml;que. Selon une &eacute;tude sur la p&eacute;nurie de comp&eacute;tences, les &eacute;conomies des pays d&eacute;velopp&eacute;s souffrent d'un d&eacute;ficit persistant de travailleurs qualifi&eacute;s et d'ing&eacute;nieurs et les employeurs pr&eacute;f&egrave;rent laisser les postes vacants plut&ocirc;t que d'embaucher un travailleur qui ne convient pas. /Photo d'archives/Tim Chong</p>

NEW YORK (Reuters) - Les économies des pays développés souffrent d'un déficit persistant de travailleurs qualifiés et d'ingénieurs et les employeurs préfèrent laisser les postes vacants plutôt que d'embaucher un travailleur qui ne convient pas, souligne une étude annuelle sur la pénurie de compétences.

L'étude mondiale réalisée par la société Manpower Group montre que 34% des employeurs disent avoir du mal à trouver une personne correspondant aux offres d'emploi en raison du manque de compétences sur le marché. Ce taux est inchangé par rapport à 2011, mais plus élevé que les trois années précédentes.

La pénurie de travailleurs qualifiés persiste malgré le taux de chômage élevé dans de nombreux pays, en particulier chez les jeunes. Selon l'étude, les employeurs préfèrent développer leur activité en laissant les postes vacants plutôt que d'embaucher des travailleurs inadaptés par crainte d'une nouvelle récession économique.

"Laisser des postes vacants peut être un palliatif à court terme, mais c'est une approche à courte vue et inefficace pour résoudre le problème de la pénurie de compétences", relève le directeur général de Manpower, Jeff Joerres.

En tête des raisons invoquées pour ne pas pourvoir un poste figurent le manque de postulants; le déficit de compétences des candidats, en particulier la maîtrise d'une langue étrangère; et le manque d'expérience.

Seuls quelques employeurs pointent un problème de qualités personnelles, comme le manque d'enthousiasme des postulants.

A la question de la réponse apportée par les employeurs à ce déficit de compétences, la formation des employés déjà en poste arrive en première position, devant l'extension des recherches à d'autres régions et la nomination d'une personne non qualifiée. La hausse des salaires n'est utilisée que par 8% des employeurs, le versement de dividendes et de bonus à la signature par 7%.

L'étude de Manpower a été conduite auprès de 40.000 employeurs dans 41 pays et territoires.

Nick Zieminski; Tangi Salaün pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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