11 mai 2012 / 12:42 / il y a 5 ans

Berlin pour un pacte de croissance, mais à ses conditions

<p>Angela Merkel et Guido Westerwelle au Bundestag. Le ministre allemand des Affaires &eacute;trang&egrave;res a pr&eacute;sent&eacute; vendredi un "pacte de croissance" europ&eacute;en en six points, tout en rappelant que la Gr&egrave;ce devait se conformer &agrave; ses engagements de r&eacute;formes budg&eacute;taires si elle voulait b&eacute;n&eacute;ficier de l'aide financi&egrave;re de la zone euro et ne pas &ecirc;tre exclue de celle-ci. /Photo prise le 10 mai 2012/Thomas Peter</p>

BERLIN (Reuters) - Le ministre allemand des Affaires étrangères a présenté vendredi un "pacte de croissance" européen en six points, tout en rappelant que la Grèce devait se conformer à ses engagements de réformes budgétaires si elle voulait bénéficier de l'aide financière de la zone euro et ne pas être exclue de celle-ci.

"Au niveau européen, nous aussi voulons nous concentrer davantage sur la croissance", a déclaré Guido Westerwelle devant les députés allemands au Bundestag.

Le ministre s'est cependant opposé à une augmentation des dépenses, précisant que le pacte de croissance, notamment souhaité par le nouveau président français François Hollande, ne devait impliquer qu'une "meilleure utilisation des ressources" de la part de l'UE.

Guido Westerwelle a cité "des séjours financés par l'Europe dans les spas d'hôtels romantiques" comme exemple de gaspillages européens.

Selon le ministre, l'UE devrait investir 80 milliards d'euros de fonds structurels inutilisés dans des projets destinés à stimuler la croissance et la compétitivité.

Il a également souhaité pousser la Banque centrale européenne (BCE) à donner un meilleur accès au crédit aux petites et moyennes entreprises.

L'ancien chef des libéraux du FDP, qui forment une coalition avec les chrétiens-démocrates (CDU/CSU) de la chancelière Angela Merkel, a lié la croissance européenne à une libéralisation des marchés intérieurs et extérieurs.

François Hollande doit rencontrer Angela Merkel mardi, quelques heures après sa cérémonie d'investiture, pour discuter de la crise de la zone euro et des mesures nécessaires pour stimuler la croissance dans une Europe presqu'entièrement plongée dans la récession - à l'exception notable de l'Allemagne.

Ce sera leur première entrevue en face à face, alors qu'Angela Merkel a évité de rencontrer François Hollande au cours de la campagne présidentielle, où elle soutenait son adversaire Nicolas Sarkozy.

Peter Bofinger, l'un des cinq "sages" qui conseillent le gouvernement allemand en matière d'économie, s'est par ailleurs prononcé vendredi pour laisser plus de marge aux pays victimes de la crise de la dette.

"Les pays à problèmes se tuent à économiser", a-t-il déclaré à un journal autrichien. "Nous devons arrêter cela, même si les déficits augmentent à court terme."

Gareth Jones, Stephen Brown et Noah Barkin; Julien Dury pour le service français, édité par Danielle Rouquié

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