8 mai 2012 / 16:28 / il y a 6 ans

Les Bourses européennes terminent à un plus bas depuis 4 mois

PARIS (Reuters) - Le traumatisme généré par l‘issue des élections législatives en Grèce le week-end dernier a une nouvelle fois prélevé son tribut sur les Bourses européennes, qui terminent mardi à un plus bas de quatre mois.

<p>LA CL&Ocirc;TURE DES BOURSES EUROP&Eacute;ENNES</p>

A Paris, l‘indice CAC 40, qui avait pris 1,65% la veille, a perdu 2,78% à 3.124,80 points, alors que la Bourse d‘Athènes a encore baissé de 3,62% au lendemain d‘une chute de 6,67%.

Cette dernière a touché son niveau le plus bas depuis la fin 1992, entraînée par le secteur bancaire dont l‘indice a chuté de 10% ce mardi.

“Vu du marché, il est primordial que qui que ce soit qui forme le gouvernement en Grèce, il s‘en tienne au programme de la troïka (FMI, BCE, Union européenne) et au budget d‘austérité, sans quoi on va voir des investisseurs fuir à nouveau les marchés boursiers et obligataires”, dit Richard Batty (Standard Life Investments).

Concernant la France, Peter Altmaier, chef de file des élus chrétiens-démocrates (CDU) réputé proche de la chancelière allemande, a estimé que le prochain gouvernement n‘aurait qu‘une marge de manoeuvre très limitée en matière de politique budgétaire en raison de la “précarité” de l’économie et des finances du pays.

Le chef de la Coalition de gauche radicale, Alexis Tsipras, chargé par le président grec de former un gouvernement de coalition, a exclu mardi de se plier aux plans européens de sauvetage et a menacé de nationaliser les banques.

Antonis Samaras, le chef de file des conservateurs grecs arrivés en tête des législatives de dimanche, a exclu mardi de renier ses engagements en faveur des plans de sauvetage financier du pays.

L‘euro en est à sa septième journée consécutive de recul face au dollar, victime des incertitudes politiques créées en France et en Grèce par les dernières élections.

L‘euro est tombé à moins de 1,30 dollar après que le chef de file de la coalition de la Gauche radicale, Alexis Tsipras, a estimé mardi que la Grèce n’était plus liée par ses engagements envers l‘Union européenne et le Fonds monétaire international.

Wilfrid Exbrayat, pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below