4 avril 2012 / 11:24 / dans 6 ans

Les Bourses européennes dans le rouge à la mi-séance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes creusent leurs pertes à mi-séance et Wall Street devrait ouvrir en repli, les signes d‘une récession européenne et la hausse des coûts d‘emprunt de l‘Espagne poussant les investisseurs à prendre leurs bénéfices.

<p>Les Bourses europ&eacute;ennes creusent leurs pertes &agrave; mi-s&eacute;ance et Wall Street devrait ouvrir en repli, les signes d'une r&eacute;cession europ&eacute;enne et la hausse des co&ucirc;ts d'emprunt de l'Espagne poussant les investisseurs &agrave; prendre leurs b&eacute;n&eacute;fices. &Agrave; Paris, peu avant 13h, le CAC 40 c&egrave;de 1,17%. &Agrave; Francfort, le Dax recule de 1,68% et &agrave; Londres, le FTSE perd 1,14%. L'indice paneurop&eacute;en Eurostoxx 50 se replie de 1%. /Photo prise le 4 avril 2012/REUTERS/Remote/Michael Leckel</p>

À Paris, peu avant 13h, le CAC 40 cède 1,17% (39,7 points) à 3.367 points. À Francfort, le Dax recule de 1,68% et à Londres, le FTSE perd 1,14%. L‘indice paneuropéen Eurostoxx 50 se replie de 1%.

Le Trésor espagnol a adjugé pour 2,6 milliards d‘euros d‘obligations, dans le bas de la fourchette visée et à des rendements en hausse, le budget draconien dévoilé par Madrid ne suffisant pas à calmer l‘inquiétude des investisseurs face à l‘endettement du pays.

La Banque centrale européenne, qui rendra sa décision sur les taux à 11h45 GMT, ne devrait pas prendre d‘initiative pour soutenir l’économie de la zone euro, vu la persistance d‘une inflation élevée et malgré le regain d‘inquiétude suscité par l‘Espagne.

“Entre deux périodes de résultats, on en est réduit aux supputations économiques. Après les LTRO (opérations de refinancement à long terme de la BCE, NDLR), le marché se demande quelles sont les intentions de Mario Draghi, d‘autant que la zone euro est en récession”, commente Xavier de Villepion, vendeur institutionnel chez Global Equities.

Les enquêtes Markit auprès des directeurs d‘achat du secteur tertiaire de la zone euro semblent indiquer que la région est entrée en brève et légère récession.

Les investisseurs surveilleront aussi l‘indice de l‘activité dans les services aux Etats-Unis et les résultats de l‘enquête ADP de mars sur l‘emploi américain.

Les valeurs cycliques, notamment l‘automobile (-2,8%), affichent les plus lourdes pertes sectorielles en Europe. Fiat perd 3% après les prévisions moroses de ventes automobiles en Europe formulées par son patron.

La banque espagnole Banco Santander et son homologue italienne Unicredit ont perdu plus de 5% après l‘adjudication espagnole.

Veolia Environnement cède 4% après avoir confirmé son intention de reprendre directement la participation de 66% qu‘il détient actuellement conjointement avec la Caisse des dépôts (CDC) dans la compagnie maritime SNCM.

GDF Suez recule de 1,5%. Le groupe a fait savoir qu‘il réfléchissait à ses options après le rejet par International Power de son offre indicative pour racheter les 30% du capital du groupe britannique d’électricité qu‘il ne détient pas encore.

Wall Street devrait ouvrir en repli, au vu des futures sur indices qui reculent de 0,6% à 0,7%.

Le rendement des obligations espagnoles à cinq ans accentue sa hausse sur le marché secondaire à plus de 4,5%. Celui du papier à dix ans grimpe de 25 pdb à 5,7%, tandis que celui de son homologue italien prend 19 pdb à 5,34%.

Le spread Espagne/Allemagne à 10 ans a atteint un plus haut depuis novembre à 392 pdb.

Le coût de l‘assurance contre un défaut de l‘Espagne grimpe également, les CDS à cinq ans sur la dette du pays bondissant de 20 pdb sur la séance, à 457 pdb, d‘après Markit, entraînant dans leur sillage les CDS italiens à cinq ans, en hausse de 25 pdb à 407 pdb.

De son côté, le Portugal a placé sans mal mercredi un milliard d‘euros de bons à 18 mois, un effet du Trésor inédit qui constitue l’échéance la plus longue adjugée par Lisbonne depuis mars 2011, avant l‘octroi d‘une aide internationale. Le rendement moyen du nouveau bon a été de 4,537%, à comparer aux 3,652% des bons à un an adjugés le mois dernier.

L‘euro s‘enfonce sous 1,32 dollar, à un plus bas de deux semaines face au billet vert après l‘adjudication espagnole et alors que le marché s‘attend à ce que la BCE maintienne son taux directeur inchangé à 1,0%. Le fait de voir s’éloigner la perspective d‘un nouveau programme d‘assouplissement quantitatif de la Fed - ce qui revient à faire tourner la planche à billets - constitue un autre facteur de soutien majeur pour le billet vert.

Les analystes préviennent que l‘euro pourrait accentuer son repli si la BCE affichait une attitude plus souple que la Fed lors de sa réunion de politique monétaire.

Le Brent recule à moins de 125 dollars le baril faute de signes de nouvelles mesures de soutien à l’économie américaine. L‘annonce de l‘Arabie saoudite, disant qu‘elle maintiendrait un niveau élevé de production même si certains pays occidentaux décidaient de puiser dans leurs réserves stratégiques pour faire reculer les prix à la pompe, pèse aussi.

Enfin, selon l‘Institut américain du pétrole, les stocks américains de brut ont augmenté de 7,8 millions de barils la semaine dernière, soit nettement plus qu‘attendu. Les chiffres de l‘Agence américaine d‘information sur l’énergie (EIA) sont attendus dans la journée.

Natalie Huet pour le service français, avec Juliette Rouillon, édité par Wilfrid Exbrayat

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