23 mars 2012 / 15:47 / dans 6 ans

Athènes prolonge l'échange des obligations étrangères

LONDRES/ATHENES (Reuters) - La Grèce a repoussé pour la deuxième fois la date limite fixée pour l’échange de dettes émises par la République hellénique ne relevant pas du droit grec, donnant aux investisseurs concernés jusqu‘au 4 avril pour prendre une décision, a déclaré le ministère des Finances grec.

<p>La Gr&egrave;ce a prolong&eacute; au 4 avril la date limite fix&eacute;e pour l'&eacute;change de dettes &eacute;mises par la R&eacute;publique hell&eacute;nique ne relevant pas du droit grec, rapporte vendredi IFR, un service de Thomson Reuters, qui cite une source non identifi&eacute;e. /Photo d'archives/REUTERS/John Kolesidis</p>

Il confirme ainsi ce qu‘avait dit plutôt une source citée par IFR, un service de Thomson Reuters.

Le 9 mars, Athènes avait déclaré que 69% des créanciers concernés avaient accepté de participer à l‘opération et avait reporté la date-limite à ce vendredi, 20h00 GMT.

Le montant global de dettes concernés n‘est plus que de neuf milliards d‘euros de nominal.

“La République hellénique a décidé de prolonger jusqu‘au 4 avril, à 20h00 GMT, la délai pour les porteurs d‘obligations ne tombant pas sous le droit grec (...)”, précise le ministère des Finances.

Les investisseurs se voient offrir la possibilité d’échanger les titres qu‘ils détiennent contre une série de nouveaux instruments représentant 53,5% de la valeur nominale actuelle.

La Grèce pourrait de nouveau reporter la date butoir jusqu’à la mi-mai.

“La vraie date limite, c‘est le 15 mai, ce sera le jour de vérité car cela correspond à l’échéance de la principale des obligations détenues par des investisseurs qui se sont abstenus”, avait dit la source.

La ligne à laquelle cette source fait référence est une obligation à taux variable de 450 millions d‘euros arrivant à maturité le 15 mai.

Le 12 mars, Athènes avait échangé des obligations souveraines de droit grec d‘une valeur nominale de 177 milliards d‘euros contre de nouveaux titres, avec à la clef une perte de valeur de 74% pour les détenteurs d‘obligations.

Ce faisant, la Grèce a ainsi réduit son colossal endettement, écarté le risque d‘un défaut imminent et reçu une deuxième plan d‘aide international, de 130 milliards d‘euros.

Alex Chambers, Nicolas Delame et Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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