14 mars 2012 / 17:53 / il y a 6 ans

EDF estime à 7 milliards le surcoût des renouvelables d'ici 2020

PARIS (Reuters) - Le prix de rachat de l’électricité d‘origine renouvelable en France devrait entraîner un surcoût annuel de 7 milliards d‘euros par rapport aux prix de marché à l‘horizon 2020, a estimé mercredi Henri Proglio, le PDG d‘EDF.

<p>Le prix de rachat de l'&eacute;lectricit&eacute; d'origine renouvelable en France devrait entra&icirc;ner un surco&ucirc;t annuel de 7 milliards d'euros par rapport aux prix de march&eacute; &agrave; l'horizon 2020, estime Henri Proglio, le PDG d'EDF. Le groupe estime que le surco&ucirc;t de ce m&eacute;canisme s'&eacute;l&egrave;ve &agrave; un milliard d'euros par an &agrave; cet horizon pour l'&eacute;olien terrestre, deux milliards pour l'&eacute;olien offshore, 2,5 milliards pour le photovolta&iuml;que, un milliard pour la fili&egrave;re biomasse et 450 millions pour la cog&eacute;n&eacute;ration. /Photo d'archives/REUTERS/Toru Hanai</p>

Le financement des énergies renouvelables en France est assuré par la contribution au service public de l’électricité (CSPE), intégrée dans la facture payée par les consommateurs, et à travers des tarifs de rachat par EDF fixés par le gouvernement.

En tenant compte des objectifs que la France s‘est fixés pour 2020, EDF estime que le surcoût de ce mécanisme s’élève à un milliard d‘euros par an à cet horizon pour l’éolien terrestre, deux milliards pour l’éolien offshore, 2,5 milliards pour le photovoltaïque, un milliard pour la filière biomasse et 450 millions pour la cogénération.

“Au total, toutes filières confondues, le surcoût annuel à l‘horizon 2020 est de l‘ordre de sept milliards d‘euros”, a souligné Henri Proglio lors d‘une audition devant une commission d‘enquête du Sénat sur le coût réel de l’électricité.

Le PDG d‘EDF a ajouté que la hausse de la CSPE n‘avait pas suivi ces dernières années le rythme de développement des énergies renouvelables, entraînant pour le groupe un déficit de compensation cumulé de 3,8 milliards d‘euros qui pèse sur sa dette et se traduit par des charges financières d‘environ un milliard.

“Le dispositif de financement doit être aménagé (...). Le financement du soutien aux énergies nouvelles pourrait être assuré autrement que par la CSPE”, a-t-il estimé.

“Il répond à des objectifs de politique économique : environnement, industrie, emploi, aménagement du territoire et n‘a pas lieu d’être financé par les seuls consommateurs d’électricité, qui est l’énergie la moins carbonée.”

“Ce financement pourrait être assuré par un fonds alimenté sur une assiette beaucoup plus large”, a précisé Henri Proglio.

Le patron d‘EDF a en particulier estimé que “les énergies fortement émettrices de CO2 comme le gaz ou le pétrole” pourraient être mises à contribution, ciblant implicitement des groupes tels que GDF Suez ou Total.

Benjamin Mallet, édité par Marc Angrand

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