13 mars 2012 / 17:08 / dans 6 ans

Les réformes doivent se poursuivre dans la zone euro, dit Draghi

<p>Au cours d'une intervention &agrave; Paris consacr&eacute;e &agrave; la comp&eacute;titivit&eacute;, le pr&eacute;sident de la Banque centrale europ&eacute;enne Mario Draghi a d&eacute;clar&eacute; que la zone euro &eacute;tait en train de se stabiliser mais que son int&eacute;grit&eacute; future d&eacute;pendrait des r&eacute;formes de structure entreprises par les Etats membres. /Photo prise le 13 mars 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>

PARIS (Reuters) - La zone euro est en train de se stabiliser mais son intégrité future dépendra des réformes de structure entreprises par les Etats membres, a déclaré mardi le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi.

Le dirigeant, en fonction depuis novembre dernier, a ajouté que le risque d‘inflation ne se matérialisait pas actuellement au sein de la zone euro dans la mesure où un écart de production demeurait, tout en se déclarant “déterminé” à poursuivre le travail de son prédécesseur Jean-Claude Trichet en matière de stabilité des prix.

“Nous sommes constamment vigilants quant au risque d‘inflation mais ce risque ne se concrétise pas à l‘heure actuelle”, a-t-il dit au cours d‘une intervention à Paris consacrée à la compétitivité.

La BCE continue à observer des signes de stabilisation dans la zone euro dont devraient tirer parti les pays membres pour poursuivre les réformes économiques, a-t-il indiqué.

“Nous continuons à observer des signes de stabilisation même s‘ils sont timides”, a souligné le banquier central, avant de faire valoir que des taux de à court terme bas accompagnées de mesures destinées au secteur financier soutiendraient la croissance.

La BCE a organisé depuis décembre deux grandes opérations de prêts à trois ans (LTRO) à l‘intention des banques pour un montant total tournant autour du millier de milliards d‘euros.

Mario Draghi a souligné que les banques devraient faire de même pour renforcer leur bilan en retenant les bénéfices et en réduisant les dividendes et les bonus.

“La robustesse du bilan des banques constituera un facteur clé pour la facilitation de leur activité de prêt, leur principale mission”, a-t-il estimé.

Le président de la BCE s‘est toutefois inquiété des écarts de compétitivité, croissants selon lui, entre les pays membres de la zone euro.

Selon la BCE, les coûts salariaux ont progressé deux fois et demi plus vite dans les pays dont la balance des paiements est déficitaire que dans les pays qui accumulent les excédents.

“Les pays membres doivent résorber et renforcer leur compétitivité pour leur prospérité propre et pour la stabilité de l‘union monétaire”, a-t-il dit.

“Si nous ne procédons pas à des réformes tous ensemble, et cela a été dit plusieurs fois au commencement de la vie de l‘euro, ce sera difficile de maintenir l‘intégrité de la zone”.

Daniel Flynn et Leigh Thomas, édité par Matthias Blamont

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