26 février 2012 / 15:58 / dans 6 ans

Les BRICS attaquent le pré carré américain à la Banque mondiale

par Lesley Wroughton

<p>Le ministre sud-africain des Finances Pravin Gordhan, lors d'une r&eacute;union des ministres des Finances et des banquiers centraux des pays du G20, samedi &agrave; Mexico. Les principales puissances &eacute;mergentes de la plan&egrave;te -surnomm&eacute;s BRICS (Br&eacute;sil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud)- ont publiquement rejet&eacute; dimanche le principe selon lequel la pr&eacute;sidence de la Banque mondiale revient de facto &agrave; une personnalit&eacute; am&eacute;ricaine et ont dit songer &agrave; pr&eacute;senter leur propre candidature lorsque le mandat de Robert Zoellick arrivera &agrave; &eacute;ch&eacute;ance. /Photo prise le 25 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Edgard Garrido</p>

MEXICO (Reuters) - Les principales puissances émergentes de la planète ont publiquement rejeté dimanche le principe selon lequel la présidence de la Banque mondiale revient de facto à une personnalité américaine et ont dit songer à présenter leur propre candidature lorsque le mandat de Robert Zoellick arrivera à échéance.

Les ministres des Finances de l‘ensemble BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) se sont réunis ce week-end en marge du sommet du G20 organisé à Mexico et sont arrivés à la conclusion selon laquelle la présidence de la Banque mondiale, que Robert Zoellick quittera en juin, doit être ouverte à tous les pays.

“Les candidatures devraient être fondées sur le mérite et non pas sur la nationalité”, a déclaré à des journalistes le ministre brésilien des Finances Guido Mantega.

Un autre responsable d‘un pays membre de l‘ensemble BRICS a déclaré qu‘une réflexion serait engagée sur la pertinence d‘une candidature commune en concurrence de celle qui sera proposée par les Etats-Unis. “C‘est certainement une discussion que nous aurons”, a-t-il dit.

Une règle tacite qui remonte à la fin de la seconde guerre mondiale veut que les Etats-Unis occupent la présidence de la Banque mondiale tandis que celle du Fonds monétaire international revient à un Européen.

La question du maintien de cette règle s‘est déjà posée lors du remplacement de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, alors que les puissances émergentes prennent une place de plus importante dans l’économie mondiale. La direction générale est finalement revenue à la Française Christine Lagarde.

“L‘heure est venue de rompre avec les anciennes traditions voulant que les Etats-Unis et l‘Union européennes se partagent les deux sièges et nous devons cette fois faire davantage d‘efforts pour parvenir à un consensus”, a déclaré le ministre sud-africain des Finances Pravin Gordhan.

Robert Zoellick a prévenu en février qu‘il ne solliciterait pas un deuxième mandat de cinq ans. Les pays ont jusqu‘au 23 mars pour proposer leurs candidats à sa succession.

Les Etats-Unis ont indiqué qu‘ils présenteraient un candidat mais ne se sont pas encore prononcés sur son nom.

Les noms de l‘ancien secrétaire américain au Trésor Lawrence Summers, de l‘actuelle secrétaire d‘Etat Hillary Clinton ou de l‘ambassadrice américaine aux Nations Unies Susan Rice ont été évoqués.

Le secrétariat d‘Etat a toutefois indiqué qu‘Hillary Clinton n’était pas intéressée par ce poste.

La Banque mondiale est la principale institution mondiale chargée de fournir une aide au développement des pays les plus pauvres.

Lesley Wroughton; Nicolas Delame pour le service français, édité par Natalie Huet

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