22 février 2012 / 10:11 / il y a 6 ans

Le sauvetage de Kingfisher Airlines reste en suspens

<p>D&eacute;collage de l'a&eacute;roport de Bombay. A l'a&eacute;roport de New Delhi. Selon trois sources bancaires, les cr&eacute;anciers de la compagnie a&eacute;rienne indienne Kingfisher Airlines, &agrave; court de liquidit&eacute;s, n'ont pas convenu de lui accorder des pr&ecirc;ts suppl&eacute;mentaires. La compagnie a&eacute;rienne, d&eacute;ficitaire et surendett&eacute;e, est au bord de la faillite et, selon les analystes, pourrait baisser le rideau du jour au lendemain. /Photo prise le 21 f&eacute;vrier 2012/Vivek Prakash</p>

NEW DELHI/BOMBAY (Reuters) - Les créanciers de la compagnie aérienne indienne Kingfisher Airlines, à court de liquidités, n'ont pas convenu de lui accorder des prêts supplémentaires, a-t-on appris mercredi de trois sources bancaires.

Ces sources démentent ainsi des informations de presse selon lesquelles la State Bank of India s'apprêterait à proposer à Kingfisher un plan de sauvetage allant, selon les médias, de 2,0 milliards à 16,5 milliards de roupies (31-253 millions d'euros).

Les sources bancaires ont toutefois confié à Reuters que les créanciers du groupe - parmi lesquels figurent justement la State Bank of India - étudient depuis la semaine dernière une possible restructuration de sa dette.

La compagnie aérienne, déficitaire et surendettée, est au bord de la faillite, les annulation de vols s'étant multipliées depuis près d'une semaine et les démissions de pilotes s'accumulant par dizaines.

Il n'existe en Inde aucune disposition légale imposant aux sociétés de se déclarer en faillite. Kingfisher, un client d'Airbus, pourrait donc baisser le rideau du jour au lendemain, faute de financements, préviennent les analystes.

Kingfisher étant une compagnie privée, elle ne doit pas s'attendre à ce que le gouvernement organise son sauvetage comme il l'a fait pour la compagnie publique Air India, a dit à la presse le ministre indien de l'Aviation civile Ajit Singh.

Mais les difficultés de Kingfisher placent New Delhi dans une position difficile, car l'Etat détient environ 20% de son capital et, à travers ses créanciers, les trois quarts de sa dette.

Sanjeev Choudhary et Swati Pandey, Natalie Huet pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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