20 février 2012 / 17:28 / dans 6 ans

Douze pays de l'UE appellent à mettre l'accent sur la croissance

<p>Le pr&eacute;sident du Conseil italien, Mario Monti, a une nouvelle fois insist&eacute; lundi sur la n&eacute;cessit&eacute; de sortir de la crise par la croissance. Douze pays dont l'Italie mais pas l'Allemagne ni la France, ont adress&eacute; une lettre aux repr&eacute;sentants de l'Union europ&eacute;enne pour demander que l'UE mettent l'accent sur le d&eacute;veloppement de l'&eacute;conomie plut&ocirc;t que l'aust&eacute;rit&eacute;. /Photo prise le 20 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Max Rossi</p>

BRUXELLES (Reuters) - Douze pays européens dont l‘Italie, mais pas l‘Allemagne ni la France, exhortent l‘Europe, dans une lettre commune, à choisir la voie de la croissance plutôt que celui de la rigueur budgétaire.

La lettre en question est adressée au président du Conseil européen Herman Van Rompuy et à José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne.

C‘est la deuxième fois en un mois que le président du Conseil italien Mario Monti, un économiste dont la chancelière allemande Angela Merkel a pourtant loué la rigueur dans la gestion de la crise de la dette italienne, critique la manière dont le nord de l‘Europe traite la question budgétaire.

“La crise à laquelle nous sommes confrontés est également une crise de croissance”, expliquent les pays signataires dans leur lettre, recommandant une plus grande ouverture du marché des services communautaire.

Les pays signataires sont la Grande-Bretagne, l‘Estonie, la Lettonie, la Finlande, l‘Irlande, la République tchèque, la Slovaquie, l‘Espagne, la Suède, la Pologne, l‘Italie et les Pays-Bas.

“Nous l‘avons adressée à beaucoup de gouvernements, allemand et français y compris, mais notre coopération s‘est poursuivie avec ceux qui ont montré un intérêt à aller de l‘avant”, a dit Enzo Moavero, le ministre italien des Affaires européennes, à la presse.

Une source de l‘un des pays signataires a dit que Paris et Berlin n‘avalisaient pas le principe de marché libre tel que libellé dans la lettre.

“La France et l‘Allemagne ne signent pas de lettres qu‘elles ne rédigent pas elles-mêmes”, a précisé la source.

Dans un discours prononcé lundi à Milan, Mario Monti a dit que le pire de la crise grecque semblait passé et que toute l‘attention devait être accordée à la croissance.

“Je pense qu’à l‘occasion du sommet européen des 1er et 2 mars, nous verrons une Union européenne qui, la phase la plus dramatique de la parenthèse grecque étant close, concentrera son énergie sur la croissance”, a-t-il dit

Robin Emmott, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Jean Décotte

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