15 février 2012 / 13:48 / dans 6 ans

L'UE étudie un report du 2e plan d'aide à la Grèce

par Luke Baker et Jan Strupczewski

<p>Des responsables de la zone euro &eacute;tudient comment retarder certaines parties voire l'int&eacute;gralit&eacute; du deuxi&egrave;me plan d'aide &agrave; la Gr&egrave;ce, si possible jusqu'&agrave; apr&egrave;s les &eacute;lections pr&eacute;vues pour avril, selon des sources europ&eacute;ennes. Alors que le nouveau paquet d'aide de 130 milliards d'euros est d&eacute;sormais pratiquement pr&ecirc;t, les ministres des Finances de la zone euro ne sont toujours pas satisfaits des engagements pris par les dirigeants politiques grecs pour appliquer l'accord. /Photo d'archives/REUTERS/Yannis Behrakis</p>

Bruxelles (Reuters) - Des responsables de la zone euro étudient comment retarder certaines parties voire l‘intégralité du deuxième plan d‘aide à la Grèce, si possible jusqu’à après les élections prévues pour avril, apprend-on mercredi de sources européennes.

Alors que le nouveau paquet d‘aide de 130 milliards d‘euros est désormais pratiquement prêt, les ministres des Finances de la zone euro ne sont toujours pas satisfaits des engagements pris par les dirigeants politiques grecs pour appliquer l‘accord, qui prévoit d‘ici 2014 de nouvelles coupes budgétaires et de nombreuses réformes impopulaires.

Des doutes existent également sur la trajectoire de réduction de la dette grecque. Elle représente environ 160% du produit intérieur brut et la “troïka” composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international (FMI) souhaite la ramener à 120% d‘ici 2020.

“Il y a des propositions visant à retarder le paquet grec ou à le couper en plusieurs parties afin d’éviter un défaut immédiat sans pour autant s‘engager sur l‘ensemble (du paquet)”, a dit l‘une des sources.

“Les options seront discutées (...) Il y a une pression de la part de plusieurs pays pour retenir les choses jusqu’à ce qu‘il y ait un engagement concret en Grèce, ce qui pourrait ne pas venir avant les élections”, a-t-on ajouté.

Une conférence téléphonique des ministres des Finances de la zone euro doit avoir lieu à 17h00. Elle remplace une réunion prévue à Bruxelles, annulée face aux engagements incomplets des partis politiques grecs.

L‘Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas sont les pays qui poussent dans la direction de retarder l‘adoption du plan, ont précisé deux autres responsables.

Selon les termes du plan de soutien à Athènes, un échange de titres obligataires doit intervenir dans les prochains jours entre la Grèce et ses créanciers privés, qui accepteraient une perte de valeur nominale de 50% et permettraient de réduire la dette grecque de 100 milliards d‘euros.

FEU VERT LUNDI ?

Le plan doit notamment permettre à Athènes d‘honorer des échéances de remboursement de dette pour un montant de 14,5 milliards d‘euros le 20 mars et ainsi éviter un défaut désordonné aux conséquences difficiles à évaluer pour l‘ensemble de la zone euro.

Environ 30 milliards d‘euros sur les 130 milliards de fonds publics sont destinés à accompagner la restructuration de la dette privée. Trente autres milliards sont nécessaires pour recapitaliser les banques grecques.

Mais le reste des prêts publics seraient quant à eux conditionnés à de nouvelles avancées sur des réformes structurelles dans le pays.

Interrogé sur la possibilité de diviser le paquet en plusieurs blocs, le porte-parole du commissaire européen aux Affaires économique et monétaires, Olli Rehn, a dit qu‘aucune décision n‘avait été prise.

“Jusqu’à maintenant, dans les discussions, cela a toujours été abordé comme un paquet unique”, a déclaré le porte-parole.

Une segmentation de l‘aide pourrait aussi se heurter à des problèmes techniques, les créanciers privés réclamant, avant de procéder à l’échange de titres, des garanties sur le volet public du plan.

Ces discussions pourraient en fait avoir pour objectif principal d‘accroître la pression sur Athènes afin que les partis politiques s‘engagent résolument à mettre en oeuvre le plan, quels que soient les résultats des élections en avril.

Antonis Samaras, le chef du parti grec conservateur Nouvelle démocratie, a d‘ailleurs adressé mercredi après-midi une lettre à l‘UE et au FMI dans laquelle il s‘engage à mettre en oeuvre les nouvelles mesures d‘austérité.

Selon plusieurs responsables européens, l‘objectif principal reste d‘approuver politiquement le deuxième plan d‘aide lundi et mardi à l‘occasion des réunions des ministres des Finances de la zone euro et de l‘Union européenne à Bruxelles.

Julien Toyer pour le service français, édité par Marc Angrand

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