12 février 2012 / 10:33 / il y a 6 ans

La Grèce doit cesser d'être "un puits sans fond", dit Schäuble

<p>Graffiti sur la fa&ccedil;ade de la Banque centrale grecque, &agrave; Ath&egrave;nes. La Gr&egrave;ce, dont les engagements sont trop souvent rest&eacute;s lettres mortes, doit cesser d'&ecirc;tre un "puits sans fond", d&eacute;clare le ministre allemand des Finances Wolfgang Sch&auml;uble dans un entretien publi&eacute; par le Welt am Sonntag, quelques heures avant un vote crucial &agrave; Ath&egrave;nes sur les mesures d'aust&eacute;rit&eacute; r&eacute;clam&eacute;es par les bailleurs internationaux. /Photo prise le 10 f&eacute;vrier 2012/John Kolesidis</p>

BERLIN (Reuters) - La Grèce, dont les engagements sont trop souvent restés lettres mortes, doit cesser d'être un "puits sans fond", déclare le ministre allemand des Finances dans un entretien publié par le Welt am Sonntag, quelques heures avant un vote crucial à Athènes sur les mesures d'austérité réclamées par les bailleurs internationaux.

"Les promesses de la Grèce ne sont plus suffisantes à nos yeux", dit Wolfgang Schäuble. Evoquant le nouveau plan d'austérité sur lequel les députés grecs doivent se prononcer ce dimanche, il souligne que les précédents n'ont pas été mis en oeuvre dans leur intégralité.

Citant les sondages, le ministre souligne que les Allemands sont majoritairement favorables à une aide internationale en faveur de la Grèce. "Mais il est important de dire qu'elle ne peut être un puits sans fond. C'est pourquoi les Grecs vont finalement devoir obstruer ce puits. Alors, nous pourrons y mettre quelque chose. Au moins, les gens commencent maintenant à réaliser que cela ne marchera pas avec un puits sans fond.

"La Grèce doit faire ses devoirs pour devenir compétitive, que cela passe par un nouveau plan de sauvetage ou par une autre voie que nous ne souhaitons pas prendre (...)", poursuit-il évoquant une sortie de la zone euro.

Prié de dire si une telle issue est envisageable, Wolfang Schäuble répond: "Tout se trouve entre les mains des Grecs eux-mêmes. Mais, même dans cette éventualité, sur laquelle personne ne table, ils resteraient partie intégrante de l'Europe".

"Nous sommes heureux d'apporter notre aide, mais nous ne devons pas donner à d'autres l'impression qu'ils n'ont pas fait suffisamment d'efforts. Chaque Etat est responsable de lui-même", explique-t-il, jugeant le sauvetage de la Grèce plus difficile que la réunification allemande.

Et le ministre d'ajouter :"Les Grecs sont un cas à part (...) Le gouvernement portugais fait du bon travail."

Erik Kirschbaum, Jean-Philippe Lefief pour le service français

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