9 février 2012 / 06:48 / dans 6 ans

Publicis confiant pour 2012 malgré les incertitudes

par Gwénaëlle Barzic

<p>Maurice Levy, pr&eacute;sident du directoire de Publicis. Le troisi&egrave;me groupe publicitaire mondial compte une nouvelle fois cro&icirc;tre plus vite que le march&eacute; cette ann&eacute;e qui sera marqu&eacute;e par trois &eacute;v&eacute;nements : les Jeux olympiques, la Coupe europ&eacute;enne de football et les &eacute;lections aux Etats-Unis. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon</p>

PARIS (Reuters) - Publicis aborde avec confiance une année 2012 qui s‘annonce pourtant placée sous le signe de l‘incertitude pour le secteur de la publicité dans un contexte de forte volatilité de l’économie mondiale.

Le troisième groupe publicitaire mondial compte une nouvelle fois croître plus vite que le marché cette année qui sera marquée par la conjonction de trois événements : les Jeux olympiques, la Coupe européenne de football et les élections aux Etats-Unis.

“On aurait dû avoir une très grande année”, a déclaré devant des journalistes le président du directoire de Publicis, Maurice Lévy. “Au lieu d‘une très grande année, on pourrait avoir une bonne année”, a-t-il ajouté.

L‘agence ZenithOptimedia, filiale de Publicis, table sur une croissance de 4,7% du marché publicitaire mondial cette année, en progression par rapport aux 3,5% attendus pour 2011.

Certains analystes jugent toutefois la prévision optimiste au vu de la dégradation de la conjoncture économique mondiale et des craintes suscitées par la crise de la dette dans la zone euro qui pourraient inciter les annonceurs à reporter, et pour certains, à réduire leurs dépenses publicitaires.

“On s‘attend à ce que les services financiers investissent moins”, a déclaré Maurice Lévy qui a également cité l‘automobile au nombre des secteurs susceptibles de traverser une période de creux.

A contrario, les télécoms, les services informatiques et les fabricants de produits électronique devraient se montrer particulièrement dynamiques, a-t-il ajouté.

Le groupe, qui est le premier des principaux groupes publicitaires à publier ses résultats annuels, a enregistré un “bon” mois de janvier, a dit Maurice Lévy, tout en précisant ne pas savoir si la tendance allait perdurer.

VISIBILITÉ RÉDUITE

Le secteur doit composer avec une visibilité de plus en plus faible des prévisions d‘investissement des annonceurs qui jouent la prudence.

“2012 sera marquée par l‘incertitude”, a souligné le patron du groupe français qui a décidé de rétablir un “gel sélectif des embauches et une gestion contrôlée des coûts de personnel”, précise un communiqué de la société publié jeudi.

Publicis prévoit également de maintenir un dividende stable à 0,70 euro au titre de 2011 en dépit du bond de 14,1% de son résultat net au chiffre record de 600 millions.

Prudent, le groupe se prépare aussi à un éventuel rachat de la participation d‘environ 11% que détient le japonais Dentsu à son capital.

“Nous attendons leur position. Je pense qu‘ils vont se décider au cours de ce semestre”, a dit Maurice Lévy.

En 2011, le groupe a tenu son pari de croître plus vite que le marché en dépit d‘une deuxième partie d‘année chahutée, soutenu par sa présence accrue dans les émergents et le numérique qui représentent désormais 52,4% de ses revenus.

Sur l‘ensemble de l‘exercice 2011, le chiffre d‘affaires s‘est établi à 5,82 milliards d‘euros, soit une progression de 5,7% à données comparables, à comparer à un revenu de 5,77 milliards attendu par le marché selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Publicis, qui est en concurrence avec le britannique WPP et l‘américain Omnicom, a par ailleurs amélioré sa marge opérationnelle l‘an dernier, en dépit d‘une dégradation au premier semestre sous l‘effet d‘une hausse des coûts salariaux.

Elle s‘est établie à 16,0%, contre 15,8% l‘année précédente, à la faveur d‘un effort important de réduction des coûts.

“Avec la marge atteinte aujourd‘hui, l‘objectif est beaucoup plus de la consolider que d‘envisager de nouvelles étapes d‘augmentation puisque nous voulons continuer à investir (...)”, a indiqué Maurice Lévy.

Le titre a clôturé mercredi en recul de 0,19% à 39,78 euros. Depuis le début de l‘année, il affiche une hausse de 11,9% à comparer à une hausse de 3,66% de l‘indice paneuropéen des médias.

Avec Leila Abboud, édité par Jean-Michel Bélot

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