2 février 2012 / 17:49 / dans 6 ans

La vente de Rafale aux Emirats arabes unis serait en bonne voie

PARIS (Reuters) - La vente de 60 Rafale aux Emirats arabes unis pourrait être annoncée d‘ici début avril, écrit jeudi latribune.fr, au surlendemain de l‘ouverture de négociations exclusives de l‘Inde avec Dassault Aviation pour l‘achat de son avion de combat.

<p>La vente de 60 Rafale aux Emirats arabes unis pourrait &ecirc;tre annonc&eacute;e d'ici d&eacute;but avril, &eacute;crit jeudi latribune.fr, au surlendemain de l'ouverture de n&eacute;gociations exclusives de l'Inde avec Dassault Aviation pour l'achat de son avion de combat. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>

Ce contrat, s‘il se confirmait, marquerait un retournement après la douche froide subie par l‘avionneur français au salon aéronautique de Dubaï en novembre dernier, lorsque les Emirats avaient jugé l‘offre de Dassault non compétitive et irréalisable.

Ce nouveau succès pour le Rafale, que la France n‘a pour l‘instant jamais réussi à exporter, constituerait en outre, à quelques semaines de l’élection présidentielle, un atout pour Nicolas Sarkozy, qui n‘a pas ménagé ses efforts pour tenter de vendre l‘avion de combat français.

Selon des sources citées par latribune.fr, une visite de Nicolas Sarkozy prévue le 12 février à Abou Dhabi a finalement été reportée et pourrait intervenir soit début mars, soit fin mars, début avril.

Le Rafale, qui devrait notamment être équipé du missile air-air longue portée Meteor, ne disposera pas du moteur neuf tonnes, deux exigences des Emirats, poursuit le site économique. En revanche, la France paraît s’être engagée à reprendre les 63 Mirage 2000-9, dont tout ou partie pourraient équiper la nouvelle armée libyenne.

“La France attend des nouvelles des Emirats en février”, a dit récemment à Reuters une source gouvernementale.

Ni Dassault Aviation, ni le ministère de la Défense n‘ont souhaité faire de commentaire, tandis que personne n’était immédiatement joignable au ministère des Affaires étrangères.

Le ministre de la Défense Gérard Longuet avait déclaré début

janvier qu‘aucune rupture de négociation n’était envisagée sur la vente du Rafale aux Emirats arabes unis, dont la décision pourrait convaincre le Qatar et le Koweït, qui souhaitent un avion interopérable avec celui de leur voisin.

“S‘ils ont le sentiment qu‘aucune décision n‘est prise, ils regarderont ailleurs”, avait-il dit, faisant référence au Qatar et au Koweït. “Pour l‘instant ils sont en effet intéressés, mais ils ne le seront vraiment que si manifestement le premier se jette à l‘eau”.

Le choix de l‘Inde d‘ouvrir des négociations exclusives pour un contrat de 126 Rafale pourrait donner le coup de pouce décisif à la décision des Emirats, précise latribune.fr.

“Le dossier indien va accélérer celui des Emirats”, dit l‘une des sources citées par le site.

Un porte-parole du ministère de la Défense a toutefois rappelé jeudi matin qu‘il restait du chemin à parcourir avant la signature du contrat en Inde.

“Il s‘agit d‘un très bel essai qu‘il faut maintenant transformer”, a-t-il dit lors du point presse hebdomadaire du ministère.

Le gouvernement a dit mercredi espérer conclure l‘affaire d‘ici six à neuf mois.

Cyril Altmeyer, avec Yann Leguernigou et John Irish, édité par Jean-Michel Bélot

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