27 janvier 2012 / 12:22 / il y a 6 ans

Klesch étudie la reprise du site Petit-Couronne de Petroplus

<p>L'investisseur suisse Gary Klesch a d&eacute;clar&eacute; envisager de reprendre la raffinerie fran&ccedil;aise Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, plac&eacute;e en redressement judiciaire apr&egrave;s le d&eacute;p&ocirc;t de bilan de sa maison m&egrave;re. /Photo d'archives/Denis Balibouse</p>

LONDRES/ROUEN (Reuters) - L'investisseur suisse Gary Klesch a déclaré vendredi que son groupe envisageait de reprendre la raffinerie française Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime), placée en redressement judiciaire après le dépôt de bilan de sa maison mère.

"Nous étudions Petit-Couronne, où il y a un certain nombre de défis, nous verrons comment cela peut se faire", a-t-il dit à Reuters.

Gary Klesch avait déclaré à Reuters fin 2010 qu'il envisageait d'acquérir d'autres raffineries en Europe après le rachat du site Royal Dutch Shell d'Heide en Allemagne.

Le trésorier CGT de la raffinerie de Petit-Couronne, Yvon Scornet, a réagi avec un certain scepticisme face à l'intérêt manifesté par l'investisseur suisse.

"Des acheteurs potentiels peuvent donner des marques d'intérêt. Nous, salariés, on ne peut pas écarter un repreneur potentiel", a-t-il dit à Reuters. "On attend de voir ce qu'il a à proposer et on continue à chercher un repreneur ".

La visite que doit effectuer lundi matin sur le site le ministre de l'Industrie et de l'Energie, Eric Besson, n'est pas un événement pour les salariés, a ajouté Yvon Scornet.

"On est en contact permanent avec son ministère", a-t-il dit.

Eric Besson a dit vendredi que le gouvernement français avait des doutes sur les conditions de la faillite de Petroplus, après l'ouverture d'une enquête de police pour des soupçons de faillite frauduleuse.

Le groupe suisse a rejeté ces allégations.

L'enquête repose sur des soupçons portant sur la filiale française basée dans les Hauts-de-Seine, a précisé le bureau du procureur de Nanterre.

"Oui, nous avons des suspicions sur les conditions de cette faillite, et notamment sur les flux financiers qui l'ont précédée la veille et l'avant-veille. Il faut que la justice fasse la lumière sur ce qui s'est exactement passé", a dit Eric Besson sur France Inter.

Incapable de faire face à des engagements de 1,75 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros) faute d'accord avec ses banques, Petroplus a annoncé le déclenchement d'une procédure d'insolvabilité qui menace plus de 2.000 emplois en Europe.

Il a lancé le processus de vente du site de Petit-Couronne, qui emploie 550 personnes, et fait savoir qu'il examinait des "alternatives stratégiques" pour ses raffineries d'Anvers, en Belgique, et de Cressier, en Suisse.

Martin De Sa'Pinto et Claire Milhench, avec Marc Parrad à Rouen, édité par Benoît Van Overstraeten et Patrick Vignal

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