26 janvier 2012 / 12:32 / il y a 6 ans

François Hollande ne veut pas une scission des banques

<p>La s&eacute;paration des activit&eacute;s de d&eacute;p&ocirc;t et de march&eacute; des banques se fera au sein de chaque &eacute;tablissement, a d&eacute;clar&eacute; jeudi Fran&ccedil;ois Hollande, &eacute;cartant l'hypoth&egrave;se d'une scission totale des &eacute;tablissements s'il est &eacute;lu en mai prochain. /Photo prise le 26 janvier 2012/Charles Platiau</p>

PARIS (Reuters) - La séparation des activités de dépôt et de marché des banques se fera au sein de chaque établissement, a déclaré jeudi François Hollande, écartant l'hypothèse d'une scission totale des établissements s'il est élu en mai prochain.

"Nous ferons la séparation dans les mêmes établissements entre ce qui relève de la distribution de prêts à partir de dépôts et ce qui relève des activités de marché", a déclaré le candidat socialiste à l'élection présidentielle lors d'une conférence de presse sur son projet.

"Chaque fois que la même banque utilise de l'argent pour faire de la spéculation, ça doit être sur le marché et à ses propres risques, pas au risque de l'épargnant", a-t-il ajouté.

Cette séparation des activités se fera par le biais du vote d'une loi.

Devant les réticences exprimées par certains établissements, les conseillers du candidat socialiste ont évoqué la nécessaire intervention des pouvoirs publics dans ce domaine.

"Mais comment fait Obama pour les convaincre de la faire et comment fait le Premier ministre britannique pour les convaincre de la faire ? On est dans la même situation", a dit à Reuters l'ancien ministre de l'Economie, Michel Sapin. "Ils le feront parce que ce sera décidé par le pouvoir politique et dans des conditions qui auront été décidées démocratiquement, et dans leur intérêt d'ailleurs".

"Les premières victimes de la spéculation, cet été en particulier, ça a été les banques et en particulier les banques françaises", a ajouté ce proche de François Hollande, chargé de superviser l'ensemble du projet présidentiel.

Jérôme Cahuzac, chargé de la section finances dans l'équipe de campagne, lui a fait écho.

"Les banques sont peut-être réticentes, mais en République la loi est là pour y pourvoir si besoin", a-t-il dit.

Elizabeth Pineau, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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