18 janvier 2012 / 18:18 / dans 6 ans

Nexity espère se renforcer sur un marché en contraction

<p>Le PDG de Nexity Alain Dinin a d&eacute;clar&eacute; &agrave; Reuters que le promoteur anticipait une baisse des transactions immobili&egrave;res cette ann&eacute;e en France mais qu'il pensait pouvoir augmenter sa part de march&eacute; en tirant profit des difficult&eacute;s de financement de certains de ses concurrents. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer</p>

par Alice Cannet

PARIS (Reuters) - Nexity s‘attend à une baisse des transactions immobilières cette année en France mais pense pouvoir augmenter sa part de marché en tirant profit des difficultés de financement de certains de ses concurrents, a déclaré à Reuters son PDG, Alain Dinin.

Le promoteur immobilier s‘attend à une baisse des volumes de transactions immobilières dans le neuf comme dans l‘ancien en raison du niveau encore très élevé des prix et du durcissement des conditions d‘accès au crédit, a-t-il ajouté lors d‘un entretien mercredi.

Le nombre de transactions dans l‘ancien pourrait ainsi tomber à 500.000 cette année contre 650.000 environ en 2011, et il pourrait revenir de 110.000 à 80.000 dans le neuf. Pour autant, Alain Dinin ne croit pas à une baisse “massive” des prix, la demande restant forte dans l‘Hexagone.

Le groupe espère en outre parvenir à augmenter sa part de marché, qu‘il situe à environ 10% aujourd‘hui, et à profiter des difficultés rencontrées par certains concurrents pour se financer.

“Nous aurons les capacités financières pour être un peu plus réactifs que d‘autres”, a dit Alain Dinin. “Il y a des opérateurs privés qui auront du mal à se financer.”

Si la dégradation de la note souveraine de la France par Standard & Poor’s est susceptible de faire monter les taux d‘intérêt pour les particuliers comme pour les entreprises, cette hausse devrait rester limitée, a-t-il ajouté.

“De ce que je sais, les banques augmenteront relativement peu les taux d‘intérêts pour les particuliers, ne serait-ce que parce qu’à un certain moment, à force d‘augmenter les taux d‘intérêt, elles finiraient par mourir faute de clients. Il y a un certain pragmatisme économique qu‘il faut garder en tête.”

Alain Dinin a réaffirmé les prévisions du groupe pour 2011, à savoir une baisse de 10% du chiffre d‘affaires à 2,6 milliards d‘euros et une marge d‘exploitation d‘environ 8%. La seule surprise dans les résultats pourrait provenir d‘un carnet de commandes plus important que prévu. Le groupe doit présenter ses résultats annuels le 22 février.

Nexity, qui disposait de plus de 200 millions d‘euros de trésorerie fin novembre, reste ouvert à des opportunités d‘acquisitions d‘un montant réduit, a-t-il précisé.

“Ce que nous ferons du cash dépend de ce qui va se passer avec la crise et là, nous sommes tous en attente”, a-t-il expliqué.

En Bourse, l‘action Nexity a terminé mercredi à 19,14 euros, valorisant le groupe à environ un milliard d‘euros. Le titre affiche une progression de 9,2% depuis le 1er janvier après une chute de 39,6% en 2011.

Marc Angrand pour le service français, édité par Catherine Monin

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