16 janvier 2012 / 12:37 / il y a 6 ans

Accor dit qu'une scission de l'immobilier n'est pas d'actualité

PARIS (Reuters) - Accor a déclaré lundi que la création d'une foncière regroupant les murs de ses hôtels n'était pas d'actualité, tout en disant envisager de bien dissocier dans ses comptes la gestion immobilière de la gestion hôtelière pour "gagner en efficacité".

Le groupe hôtelier a ainsi répondu à un article des Echos affirmant qu'il s'interrogeait, sous l'impulsion de son premier actionnaire Colony Capital, sur l'opportunité de créer une foncière regroupant les murs de ses hôtels.

Selon Les Echos, Sébastien Bazin, le patron pour l'Europe de Colony Capital, aurait proposé ce projet à la mi-décembre lors d'un conseil d'administration d'Accor. Une telle scission serait à l'image de celle réalisée par l'américain Marriott à la fin 1993 via la création de Host Marriott.

Colony Capital, qui détenait au 30 juin 2011 17,09% du capital d'Accor, est également actionnaire du distributeur Carrefour où il a tenté sans succès l'an dernier une démarche similaire.

"La question d'une scission juridique (ou capitalistique) d'Accor entre son activité de management hôtelier et son activité immobilière n'est pas d'actualité", a déclaré une porte-parole du groupe, dans un e-mail envoyé à Reuters.

En revanche, a-t-elle poursuivi, "parmi les options concernant l'évolution de son reporting, le groupe réfléchit à mieux identifier la partie immobilière de la partie opérationnelle, dans le but unique de gagner en efficacité".

Aujourd'hui, a ajouté la porte-parole, le groupe ne différencie pas dans ses comptes la gestion immobilière de la gestion hôtelière.

Elle a précisé que la valeur des murs des hôtels était comptabilisée à 3,3 milliards d'euros au 30 juin 2011.

En hausse de près de 2% à l'ouverture de la Bourse, l'action Accor avait réduit son avance à 0,96% vers 13h15, faisant ressortir une capitalisation boursière de 4,75 milliards d'euros.

Chez CM-CIC Securities, l'analyste Annick Thévenon estime que la valorisation faible du titre, qui a frôlé en décembre sa valeur d'actif net comptable, favoriserait le scénario de la scission. Cependant, poursuit-elle, l'avenir du groupe est dépendant de l'évolution de ses réseaux et de ses marques.

"L'apport de Denis Hennequin (le PDG d'Accor, NDLR) sur ces sujets peut faire la différence, il y a au final urgence à se concentrer sur ces sujets", dit-elle.

Mais elle ajoute : "Reste à savoir si ses actionnaires sauront se montrer patients."

Noëlle Mennella et Dominique Vidalon, édité par Dominique Rodriguez

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