6 janvier 2012 / 18:48 / dans 6 ans

La Société générale n'investira pas massivement dans la dette

PARIS (Reuters) - Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale, a déclaré qu‘il n’était “pas question” que la deuxième banque française investisse massivement dans la dette souveraine française, selon une étude publiée vendredi.

Selon lui, “le rôle de la banque n‘est pas (...) de se substituer aux investisseurs finaux”, écrit Pierre Chedeville, analyste chez CM-CIC dans une note résumant une rencontre avec le PDG.

Ces commentaires entrent en contradiction avec les appels émis par les dirigeants de la zone euro, pressant les banques d‘acheter davantage de dette souveraine en contrepartie d‘une opération exceptionnelle de refinancement des banques à trois ans réalisée en décembre par la Banque centrale européenne (BCE).

Le refinancement massif des banques par la BCE commence à porter ses fruits et l‘institution est prête à répéter l‘opération en février, a pourtant déclaré Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de l‘institut de Francfort.

Le gouverneur de la Banque de France a pressé les banques d’être plus actives dans la distribution de crédits aux entreprises et aux particuliers et a dit n‘avoir aucun doute sur la capacité de la France à rembourser sa dette publique.

Frédéric Oudéa “a très clairement indiqué qu‘il n’était pas question pour la société d‘investir de manière significative dans la dette française”, écrit pourtant Pierre Chedeville, même si le PDG “note d‘indéniables mouvements de renationalisation des dettes souveraines au sein de la zone euro.”

Une porte-parole de SocGen a refusé de commenter cette note.

La banque, qui a vu son cours de Bourse chuter de 57% en 2011, tente de regagner la confiance des investisseurs face à la crise de la zone euro et aux turbulences du secteur bancaire en cédant des actifs, en supprimant des emplois et en réduisant le bilan de sa banque d‘investissement.

“La banque compte se recentrer sur ses franchises clés (financement de ressources naturelles, dérivés actions) dans un contexte de raréfaction des ressources”, souligne Pierre Chedeville, qui écrit que la Société générale devrait rester dans le trio de tête des banques d‘investissement de la zone euro, avec BNP Paribas et Deutsche Bank.

Les réductions d‘effectifs, qui concernent près de 1.600 emplois, engendreront une provision pour restructuration d‘environ 220 millions d‘euros inscrite au quatrième trimestre 2011, souligne l‘analyste.

Lionel Laurent, Catherine Monin pour le service français, édité par Danielle Rouquié

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