6 janvier 2012 / 17:48 / dans 6 ans

Paris et les Bourses européennes finissent dans le rouge

PARIS (Reuters) - Excepté Londres, qui a clôturé sur des gains, les principales places financières européennes ont terminé en recul vendredi, les investisseurs bouclant leurs positions après trois semaines de gains et avant le coup d‘envoi de la saison des résultats aux Etats-Unis.

A Paris, l‘indice CAC 40 a perdu 0,24% à 3.137,36 points après avoir gagné 1,25% après la publication des chiffres de l‘emploi américains. L‘indice a perdu 0,71% sur la semaine.

La Bourse de Londres a progressé plus que de 0,45% tandis que Francfort a abandonné 0,62% et la place milanaise 0,85%. L‘indice paneuropéen EuroStoxx 50 a cédé 0,74%. L‘agence Fitch Ratings a abaissé la note de la Hongrie à BB+, en catégorie spéculative, une décision qui souligne les doutes persistants des investisseurs sur la capacité du gouvernement de Viktor Orban à infléchir suffisamment sa politique pour permettre un accord avec les bailleurs de fonds internationaux.

Les chiffres meilleurs qu‘attendu du marché du travail aux Etats-Unis en décembre ont favorisé la hausse du dollar mais peinent à soutenir les marchés d‘actions. L’économie américaine a créé 200.000 postes le mois dernier et le taux de chômage a reculé à 8,5%, son plus bas niveau depuis près de trois ans, des indicateurs nettement meilleurs qu‘attendu qui confortent le scénario d‘une accélération de la reprise fin 2011.

Aux financières, Unicredit a poursuivi sa descente aux enfers sur fond d‘augmentation de capital à prix bradé. L‘action a reculé de 11,1% à 3,982 euros, des traders évoquant des rachats de découverts. L‘action a perdu 37% au cours des trois derniers jours.

Les Bunds sont toujours en baisse après les chiffres de l‘emploi américain, tandis que les Treasuries rebondissent, la tendance légèrement baissière à Wall Street incitant les investisseurs à privilégier les valeurs-refuge.

L‘euro est tombé à son plus bas niveau depuis près de 16 mois face au dollar, passant brièvement sous la barre des $1,27 à $1,2696, le billet vert bénéficiant des chiffres de l‘emploi américain alors que la monnaie unique souffre des préoccupations liées à la crise de la dette et de l’écart croissant entre les trajectoires conjoncturelles des deux régions. L‘euro a également touché un plus bas de 16 mois contre la livre sterling et un nouveau plus bas de 11 ans contre le yen, selon les données Reuters.

Le Brent est repassé sous la barre des 113 dollars, l‘appréciation du dollar après la publication des chiffres de l‘emploi américain éclipsant les craintes persistantes liées aux tensions avec l‘Iran. Le baril devrait cependant afficher une hausse de plus de 4% sur l‘ensemble de la semaine.

Catherine Monin pour le service français

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