September 20, 2011 / 1:52 PM / 8 years ago

Siemens a retiré des fonds de la Société générale

par Lionel Laurent et Eva Kuehnen

Siemens a retiré début juillet des fonds de la Société générale en raison de la sous-performance de cet investissement et non à cause de craintes concernant la santé financière de la banque française, a déclaré mardi à Reuters une source basée à Paris. La source a précisé que ce retrait était intervenu avant la publication des résultats des stress tests bancaires européens, le 15 juillet. /Photo prise le 13 septembre 2011/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Siemens a retiré début juillet des fonds de la Société générale en raison de la sous-performance de cet investissement et non à cause de craintes concernant la santé financière de la banque française, a déclaré mardi à Reuters une source basée à Paris.

La source a précisé que ce retrait était intervenu avant la publication des résultats des stress tests bancaires européens, le 15 juillet. Elle n’a pas été en mesure d’en préciser le montant.

Le Financial Times écrivait mardi que Siemens avait retiré 500 millions d’euros d’une grande banque française il y a deux semaines pour les transférer à la Banque centrale européenne, en partie en raison d’interrogations du conglomérat industriel allemand sur la solidité de l’établissement.

“Siemens a retiré (de la Société générale) des fonds avant la publication des résultats des stress tests. C’était pour des raisons liée à la performance (du véhicule d’investissement) et pas à cause de sujets relatifs aux banques françaises”, a déclaré la source.

La Société générale n’a pas souhaité faire de commentaire.

Siemens a fait savoir que l’article du Financial Times était “factuellement inexact”.

Vers 15h30, l’action Société générale perdait 4,95%, affichant l’une des plus fortes baisses parmi les valeurs de l’indice bancaire européen. BNP Paribas perdait 5,25% et Crédit agricole reculait de 1,9%.

Les titres des grandes banques françaises ont vu leur valeur boursière fondre cet été, les investisseurs redoutant que la crise de la dette en Europe n’affecte leur capacité à se financer à un coût raisonnable.

“Ce qui fait mal aux banques françaises ce matin, ce sont les craintes d’un retrait des dépôts de certaines grandes entreprises”, a déclaré un analyste basé à Paris. “Cela touche moins le Crédit agricole, dont l’activité de financement corporate est moins importante que pour BNP et SocGen.”

La Société générale et BNP Paribas ont annoncé qu’elles procéderaient à des milliards d’euros de cessions d’actifs pour dégager des fonds et réduire leur dépendance au financement en dollars, plus coûteux.

Hors d’Europe, selon trois sources au fait du dossier, Bank of China a interrompu ses contrats à terme sur les changes (forward) et les swaps de changes avec plusieurs banques européennes.

Le président du conseil d’administration de BNP Paribas, Michel Pébereau, a redit mardi matin sur RTL que la banque n’avait besoin ni d’une recapitalisation ni d’une aide de l’Etat malgré le choc boursier provoqué par la crise de la dette dans la zone euro.

“Nous n’avons pas besoin aujourd’hui d’aides quelles qu’elles soient”, a-t-il dit, précisant par la suite : “Nous n’avons actuellement aucun besoin d’être recapitalisés.”

Noelle Mennella et Natalie Huet pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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