5 juin 2011 / 14:04 / dans 6 ans

L'aide à la Grèce pourrait dépasser 100 milliards d'euros

BERLIN/ATHENES (Reuters) - Une nouvelle aide à la Grèce pourrait dépasser les 100 milliards d‘euros, écrit Der Spiegel, dans un article à paraître lundi.

<p>Selon Der Spiegel, dans un article &agrave; para&icirc;tre lundi, une nouvelle aide &agrave; la Gr&egrave;ce pourrait d&eacute;passer les 100 milliards d'euros. Le minist&egrave;re des Finances allemand et la "tro&iuml;ka" (Union europ&eacute;enne, Fonds mon&eacute;taire international, Banque centrale europ&eacute;enne) estiment possible un tel montant si la Gr&egrave;ce doit encore s'appuyer sur l'aide internationale en 2013 et 2014, selon le magazine. /Photo d'archives/REUTERS/John Kolesidis</p>

Le ministère des Finances allemand et la “troïka” (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne) estiment possible un tel montant si la Grèce doit encore s‘appuyer sur l‘aide internationale en 2013 et 2014, ajoute le magazine.

Le ministère des Finances allemand s‘est abstenu de tout commentaire. Le premier renflouement organisé voici un an par l‘UE et le FMI représentait 110 milliards d‘euros, dont 24,4 milliards apportés par l‘Allemagne.

Un deuxième renflouement est évalué à 65 milliards d‘euros mais il pourrait dépasser 100 milliards parce qu‘il faudra aux emprunts d‘Etat grec un suivi financier en 2014, explique Der Spiegel.

Ce dernier ajoute que le ministre des Finances Wolfgang Schäuble a ordonné à son secrétaire d‘Etat Jörg Rasmussen de refuser tout nouveau programme de renflouement qui ne prévoirait pas une participation des créanciers privés.

Le Welt am Sonntag écrit pour sa part que le ministère a précisément mis au point un modèle prévoyant la participation volontaire du privé.

Selon lui, les détenteurs d‘obligations grecques qui arriveront à échéance de 2012 à 2014 seront exhortés à les échanger contre de nouveaux instruments de dette à une échéance rallongée de sept ans. Les investisseurs acceptant un tel échange se verraient réserver un traitement privilégié en cas de nouveau rééchelonnement.

Là encore le ministère des Finances n‘a fait aucun commentaire.

Les marchés redoutent que la Grèce ne doive subir une restructuration forcée d‘une dette qui représentait près de 330 milliards d‘euros, près de 150% du PIB, à la fin 2010.

Enfin, le journal Kathimerini écrit que la Banque de Grèce compte demander aux banques d‘augmenter leur ratio de fonds propres afin d‘apaiser des marchés qui s‘interrogent sur l‘impact d‘une décote sur les obligations souveraines grecques qu‘elles détiennent.

“Le patron de la Banque de Grèce, une fois connus les résultats des tests de résistance fin juin, demandera aux banques de renforcer leur ratio Core Tier 1”, rapporte Kathimerini, citant des sources bancaires.

“Cela ne signifie pas que la Banque de Grèce accepte qu‘il y ait une décote. Au contraire, en tant que membre de la Banque centrale européenne, elle est opposé à toute manière de restructuration de la dette”.

A cause de la crise de la dette, les banques grecques n‘ont plus accès au marché interbancaire et dépendent de la BCE pour se refinancer. Les financements de la BCE auprès des banques grecques ont atteint 87,9 milliards d‘euros en mars, en baisse de 2,8% sur février. Les financements de la BCE ont quasiment doublé en 2010, à 97,6 milliards d‘euros.

Erik Kirschbaum, Matthias Sobolewski et George Georgiopoulos, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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