April 25, 2011 / 9:48 AM / 7 years ago

Saab va poursuivre les discussions sur son refinancement

STOCKHOLM/AMSTERDAM (Reuters) - Le constructeur automobile suédois Saab, dont la production est à l’arrêt faute de liquidités, prévoit de continuer ses discussions cette semaine sur son plan de refinancement, dont certains redoutent que ses conditions ne soient trop onéreuses sur le long terme.

Le constructeur automobile suédois Saab, dont la production est à l'arrêt faute de liquidités, prévoit de continuer ses discussions cette semaine sur son plan de refinancement, dont certains redoutent que ses conditions ne soient trop onéreuses sur le long terme. /Photo d'archives/REUTERS/Mario Anzuoni

Saab, racheté en 2010 par le fabricant de voitures de sport Spyker, a reçu un “oui” conditionnel de la part de la Banque européenne d’investissement (BEI) à un projet visant à lui assurer des liquidités, mais le constructeur a jugé samedi “sévères” les conditions posées par l’institution.

“Nous faisons tout notre possible pour y parvenir et décrocher des financements. Il y a beaucoup de discussions avec diverses parties et actionnaires et elles continueront cette semaine”, a déclaré un porte-parole de Saab.

Alors que son chiffre d’affaires 2010 s’est révélé inférieur aux attentes, le groupe est à court de liquidités et a cessé de produire depuis plus de deux semaines. L’Etat suédois vient d’approuver un plan de refinancement qui doit encore être entériné par la BEI.

Selon le plan, le financier russe Vladimir Antonov devrait racheter l’usine de Saab et d’autres actifs immobiliers du constructeur et les lui louer. Vladimir Antonov souhaite devenir à terme actionnaire de Saab.

Le constructeur espérait que la BEI donne rapidement son feu vert, mais certains redoutent que Saab ne soit pas en mesure de remplir les conditions posées par la banque dans un avant-projet.

Lars Carlstrom, représentant de Vladimir Antonov en Suède, a déclaré qu’une des conditions était que Saab rembourse les fonds déjà empruntés auprès de la BEI dans les 90 jours suivant la mise en place du plan de refinancement.

“Saab ne peut pas y faire face”, a-t-il déclaré à Reuters. “Si on se plie aux conditions de la BEI, on met la clé sous la porte. C’est une lettre ridicule, ridicule de la part de la BEI qui détruit totalement l’activité de Saab.”

Saab a besoin de l’accord de l’Etat suédois et de la BEI car la banque lui a prêté 400 millions d’euros, que Stockholm a garantis.

La BEI n’était pas joignable pour un commentaire lundi.

Mia Shanley et Aaron Gray-Block, Jean Décotte pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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