December 7, 2010 / 3:46 PM / 9 years ago

Ecofin et Eurogroupe déçoivent, le FMI toujours critique

par Julien Toyer

Le commissaire européen à l'Economie et aux Affaires monétaires Olli Rehn. Alors que les réunions de l'Eurogroupe et de l'Ecofin se sont achevées sans décisions, le FMI a appelé les Européens à trouver une solution d'ensemble à la crise de la dette qui frappe la zone euro. /Photo prise le 7 décembre 2010/REUTERS/Yves Herman

BRUXELLES (Reuters) - Alors que les réunions de l’Eurogroupe et de l’Ecofin se sont achevées sans décisions, le FMI a appelé mardi les Européens à trouver une solution d’ensemble à la crise de la dette qui frappe la zone euro.

Les ministres des Finances des Vingt-Sept se sont séparés sans faire aucune nouvelle annonce, préférant laisser le soin au sommet européen des 16 et 17 décembre de mettre en oeuvre la décision du 28 novembre dernier sur la création d’un mécanisme permanent de gestion des crises impliquant une participation progressive et au cas par cas du secteur privé.

La Commission européenne, qui devait faire une proposition en ce sens a elle aussi décidé de surseoir, afin de laisser le temps au président du Conseil européen Herman Van Rompuy de clarifier les options à disposition pour modifier le traité.

Ces retards ont été critiqués depuis Athènes par le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn.

La veille, il s’était heurté au refus de plusieurs pays, dont l’Allemagne, de relever les capacités du fonds “zone euro” de 440 milliards d’euros, dont sera très largement inspiré le futur mécanisme permanent.

Ce débat n’est cependant pas éteint et le ministre belge des Finances, Didier Reynders, dont le pays préside l’UE ce semestre, a insisté mardi que sur le fait que la taille de ce mécanisme sera sujette à révision.

“Les discussions vont se poursuivre”, a-t-il déclaré lors de la conférence de presse finale de l’Ecofin.

AIDE À L’IRLANDE

Autre point de discorde entre responsables économiques et monétaires européens, la création d’Eurobonds, ou “E-bonds”, sans être à l’agenda, a aussi fait couler beaucoup d’encre.

Jürgen Stark, membre du directoire de la BCE, s’y est dit mardi opposé alors que l’Italien Lorenzo Bini Smaghi, lui aussi membre du directoire, a jugé que le débat était utile.

Plusieurs ministres avaient souligné la veille que de tels “E-bonds” se heurtaient à des problèmes pratiques et techniques qui rendaient leur création difficile à court terme.

Le conseil Ecofin a donc surtout été l’occasion d’adopter formellement le plan d’aide à l’Irlande, dix jours après en avoir donné le feu vert politique.

Deux décisions ont été prises : débloquer les 22,5 milliards d’euros correspondant au Mécanisme européen de stabilité financière (MESF) - garanti par le budget communautaire à hauteur de 60 milliards d’euros - et porter à 2015 le délai octroyé à l’Irlande pour ramener ses déficits sous la barre des 3% du PIB fixée par le Pacte de stabilité et de croissance.

L’EUROPE FACE À LA CRISE

Parallèlement, à Dublin, le Parlement irlandais devait voter dans l’après-midi le budget d’austérité mis sur pied par le gouvernement de Brian Cowen.

Face à ces incertitudes, les primes de risques demandées par les investisseurs pour détenir des titres de dette espagnole ou portugaise plutôt que le papier allemand qui sert de référence sont restées à un niveau élevé, à respectivement 243 et 330 points de base.

Julien Toyer, édité par Benoît Van Overstraeten

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