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Économie

Moody's abaisse la note grecque à Ba1, en catégorie spéculative

NEW YORK (Reuters) - L’agence de notation Moody’s annonce avoir abaissé la note de la dette souveraine de la Grèce en catégorie spéculative, en arguant des risques liés au mécanisme de soutien apporté à Athènes par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI).

L'agence de notation Moody's annonce avoir abaissé la note de la dette souveraine de la Grèce en catégorie spéculative, en arguant des risques liés au mécanisme de soutien apporté à Athènes par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI). /Photo d'archives/REUTERS/Yiorgos Karahalis

L’agence a réduit de quatre crans la note grecque en la ramenant de “A3” à “Ba1”. Sa perspective sur la dette grecque est stable.

A la suite de la décision de Moody’s, le coût de l’assurance contre le risque de défaut a augmenté de 15 points de base à 740 points de base, selon CMA Datavision.

Cela signifie qu’il faut payer 740.000 dollars par an pour se protéger contre le risque de défaut de 10 millions de dollars de dette grecque à cinq ans.

Le mécanisme de sauvetage de l’Europe et du FMI “élimine de fait tout risque à court terme d’un défaut de liquidités et encourage la mise en oeuvre d’un ensemble de réformes structurelles crédibles, réalisables et incitatives, qui ont une forte probabilité de stabiliser les exigences de service de la dette à des niveaux gérables”, estime Sarah Carlson, analyste de Moody’s.

“Néanmoins, les risques macroéconomiques et de mise en oeuvre associés au programme sont importants et plus cohérents avec une note à Ba1.”

Fin avril, l’un des analystes de l’agence de notation avait averti que Moody’s pourrait à son tour abaisser la note de la Grèce en catégorie spéculative, imitant Standard & Poor’s (S&P).

Moody’s avait rétrogradé la notation souveraine grecque de A2 à A3 le 22 avril et laissé ouverte la porte à un nouvel abaissement.

“Il y a beaucoup d’incertitudes autour de l’impact et du calendrier de mesures (de l’UE et du FMI) sur la croissance économique de la Grèce, surtout dans un contexte économique mondial moins porteur”, a encore déclaré Sarah Carlson.

Fitch Ratings a réaffirmé, comme elle l’avait fait début mai, qu’elle n’envisageait pas de nouvelles décisions sur la dette souveraine de la Grèce “dans un futur proche”.

Ciara Linnane, Alexandre Boksenbaum-Granier pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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