May 6, 2009 / 3:15 PM / 10 years ago

Frédéric Oudéa, une ascension fulgurante à la tête de la Socgen

par Julien Ponthus et Matthieu Protard

Frédéric Oudéa, l'actuel directeur général de Société générale, a été désigné pour prendre également la présidence de la banque après la démission de Daniel Bouton. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

PARIS (Reuters) - Il n’aura fallu qu’un peu plus d’un an à Frédéric Oudéa pour passer du poste de directeur financier de la Société générale à celui de président directeur-général, une ascension aussi fulgurante que la chute de son ex-patron, Daniel Bouton, aura été rude.

Débauché de l’administration en 1993 par ce dernier, Frédéric Oudéa a eu des responsabilités dans la banque de financement puis la banque d’investissement du groupe avant d’en prendre en 2003 la direction financière.

Sa nomination constitue une surprise puisque le nom de cet ancien élève de l’Ecole polytechnique et de l’ENA n’était que rarement mentionné parmi ceux de ses rivaux supposés pour la présidence.

Son âge, 45 ans, paraissait aux yeux de nombreux observateurs comme un handicap trop lourd à surmonter dans un milieu où les dirigeants quadragénaires ne sont pas légion.

Sa nomination a cependant l’avantage de constituer une solution interne à la banque et elle boucle le changement de génération à la tête du groupe qui a suivi l’affaire Kerviel et la longue descente aux enfers de Daniel Bouton.

Ce père de quatre enfants a d’ailleurs peut-être gagné ses galons de président dans les trois jours où ses services sont parvenus fin janvier, en pleine tempête financière, à monter l’augmentation de capital de 5,5 milliards d’euros qui a permis à la Société générale d’échapper au désastre.

Resté en retrait après avoir lâché en mai 2008 les commandes opérationnelles du groupe, Daniel Bouton n’a pas résisté au tollé suscité par ses stock options, les révélations dans la presse concernant ses indemnités de retraite ou les pertes essuyées en 2008 par une filiale de gestion d’actifs et révélées par le journal Libération lundi dernier.

Au contraire de son ex-patron tombé en disgrâce à l’Elysée, Frédéric Oudéa est réputé entretenir de bonnes relations avec Nicolas Sarkozy, avec lequel il a travaillé lors de son passage au ministère du Budget sous le gouvernement d’Edouard Balladur.

Avec Sudip Kargupta, édité par Marc Angrand

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