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Économie

L'aversion au risque pénalise les actions et soutient le dollar

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue proche de l’équilibre et les actions européennes réduisent leurs pertes à mi-séance jeudi, mais le dollar continue de monter, signe que l’aversion au risque l’emporte face aux craintes pour la reprise et à la résurgence de l’épidémie de coronavirus, en dépit d’indicateurs économiques en hausse.

Les actions européennes réduisent leurs pertes à mi-séance jeudi. À Paris, le CAC 40 perd 0,05% à 11h00 GMT. À Londres, le FTSE 100 cède 0,35% tandis qu'à Francfort, le Dax abandonne 0,25%. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,1% environ pour le Dow Jones et le Standard & Poor’s 500 mais en léger repli pour le Nasdaq.

Ce dernier est de nouveau en zone de correction puisqu’après un recul de 3,02% mercredi, il affiche une baisse de près de 12% par rapport à son record du 2 septembre.

À Paris, le CAC 40 perd 0,05% à 4.799,73 points à 11h00 GMT après avoir touché, à 4.744,04, son plus bas niveau depuis le 15 juin. A Londres, le FTSE 100 cède 0,35% tandis qu’à Francfort, le Dax abandonne 0,25%.

L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,06%, le FTSEurofirst 300 de 0,27% et le Stoxx 600 de 0,29% après avoir atteint un plus bas de trois mois.

L’appétit pour le risque a souffert notamment mercredi des premiers résultats mitigés des enquêtes d’IHS Markit auprès des directeurs d’achats en Europe et aux Etats-Unis, ainsi que des déclarations de plusieurs responsables de la Réserve fédérale évoquant le besoin d’une poursuite voire d’une amplification des soutiens monétaire et budgétaire.

L’annonce par la France de nouvelles mesures visant à freiner la propagation du coronavirus, comme la fermeture avancée des bars et restaurants ou la fermeture totale des salles de sport dans plusieurs régions, n’a fait qu’amplifier cette évolution, et les indicateurs économiques européens du jour n’ont pas suffi à l’inverser.

En Allemagne, le climat des affaires s’est pourtant amélioré en septembre pour le cinquième mois consécutif selon l’enquête de l’institut Ifo, dont l’indice, au plus haut depuis février, remonte à 93,4 après 92,5 en août. En France, les enquêtes de l’Insee sur le climat des affaires montrent elles aussi une poursuite de l’embellie même si les entreprises restent prudentes sur les perspectives.

Les investisseurs surveilleront donc à 12h30 les chiffres hebdomadaires des inscriptions au chômage aux Etats-Unis, attendus en légère baisse, puis la nouvelle audition au Congrès de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, et de Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor.

VALEURS EN EUROPE

Les replis sectoriels les plus marqués du jour en Europe affectent les hautes technologies, dont l’indice Stoxx perd 0,99% dans le sillage du Nasdaq, et la distribution (-1,05%), exposée aux restrictions pour raisons sanitaires.

A Paris, Airbus cède 2,1% après des informations de presse selon lesquelles Delta Air Lines souhaite reporter la livraison de 40 appareils.

Parmi les hausses notables du jour, le constructeur de camping-cars Trigano bondit de 11,61% après l’annonce d’un bond de 33,7% de son chiffre d’affaires trimestriel, Portzamparc évoquant “un tsunami de commandes”.

A Milan, Banco BPM prend 5,6%, la meilleure performance du Stoxx 600, malgré les déclarations de la banque réfutant l’article du quotidien MF selon lequel les contacts s’intensifient en vue d’un rapprochement avec UniCredit (+3,68%).

TAUX

Le repli sur les valeurs jugées les plus sûres profite aux emprunts d’Etat de référence, dont les rendements reculent, à -0,521% pour le Bund allemand à dix ans et 0,6708% pour son équivalent américain.

CHANGES

Toujours favorisé par son statut de valeur refuge face aux risques sanitaires et économiques, le dollar évolue au plus haut depuis deux mois face aux autres grandes devises (+0,07%).

L’euro subit ainsi sa cinquième séance consécutive de repli pour revenir sous 1,1650 dollar, au plus bas depuis le 27 juillet.

La livre sterling, elle, n’a pas réagi au discours du ministre des Finances britannique, Rishi Sunak, qui a présenté de nouvelles mesures de soutien à l’économie.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est hésitant, tiraillé entre l’effet baissier de l’appréciation du dollar et des inquiétudes sur la demande d’une part et d’autre part l’annonce mercredi d’une baisse des stocks de brut, d’essence et de produits distillés aux Etats-Unis.

Le Brent abandonne 0,22% à 41,86 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,2% à 40,01 dollars.

édité par Blandine Hénault

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