for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
Économie

Les Bourses en Europe finissent dans le désordre, l'inquiétude demeure

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont terminé mardi en ordre dispersé après leur net repli de la veille, la persistance des inquiétudes sur l’évolution de la crise sanitaire limitant les achats à bon compte.

Les principales Bourses européennes ont terminé mardi en ordre dispersé. À Paris, le CAC 40 s'est retourné à la baisse en fin de séance pour perdre 0,4% Le Footsie britannique a gagné 0,79% et le Dax allemand a pris 0,41%. /Photo prise le 2 septembre 2020/REUTERS

À Paris, le CAC 40 s’est retourné à la baisse en fin de séance pour perdre 0,4% à 4.772,84 points. Le Footsie britannique a gagné 0,79% et le Dax allemand a pris 0,41%.

L’indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,1%, le FTSEurofirst 300 de 0,5% et le Stoxx 600 de 0,2%.

Ce dernier a décroché de 3,24% lundi, sa pire performance depuis le 11 juin.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a invité mardi ses concitoyens à travailler chez eux dans la mesure du possible et annoncé une réduction des horaires d’ouverture des bars et restaurants dans l’espoir d’endiguer une deuxième vague d’épidémie de coronavirus au Royaume-Uni.

La séance a été animée en outre par la première des trois auditions de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, prévues cette semaine au Congrès.

L’économie américaine a montré des signes d’amélioration depuis que la pandémie de coronavirus l’a plongée dans la récession mais le chemin à parcourir reste très incertain et la Réserve fédérale se tient prête à en faire davantage si nécessaire, a déclaré le patron de la banque centrale américaine devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants.

Aux risques liés à la pandémie s’ajoute celui de tensions au Congrès américain liées à la nomination d’un juge à la Cour suprême, un facteur qui menace de freiner les nouvelles mesures de relance.

VALEURS EN EUROPE

Le rebond des marchés européens, à l’exception de la Bourse de Paris, a été soutenu entre autres par les valeurs technologiques, dont l’indice Stoxx a gagné 0,86%, l’une des meilleures performances sectorielles du jour avec l’énergie (+1,33%) et l’automobile (+1,1%).

A Paris, Renault (+2,66%) et PSA (+3,63%) figurent parmi les plus fortes hausses du CAC 40 derrière Unibail-Rodamco-Wesfield qui a repris 5,24% après avoir beaucoup souffert ces derniers temps.

A Londres, Kingfisher a bondi de 9,9% après ses résultats semestriels, dopés par le boom du bricolage et du jardinage pendant les périodes de confinement.

Suez a gagné 0,78% après avoir revu à la hausse les objectifs de son plan stratégique pour contrer le projet de rachat hostile de Veolia (-0,41%). Dans une interview à Reuters, Estelle Brachlianoff, directrice générale adjointe de Veolia en charge des opérations a jugé “légitime” le débat sur le prix proposé par son groupe.

A la baisse, Airbus a perdu 2,68% après les déclarations de son président exécutif, qui se dit incapable de garantir que le groupe n’aura pas recours à des licenciements secs.

A WALL STREET

Les trois indices de référence de la Bourse de New York évoluent en ordre dispersé et sans tendance claire à l’heure de la clôture en Europe.

TAUX

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans gagne un point de base à 0,68%, réagissant avec modération aux propos de Jerome Powell.

Le rendement du Bund allemand à dix ans a pris pour sa part trois points de base pour remonter à -0,5% après avoir touché lundi un plus bas de plus d’un mois à -0,53%.

CHANGES

Le dollar gagne 0,3% face aux autres grandes devises, profitant de son statut de valeur refuge face aux incertitudes sanitaires et politiques.

L’euro (-0,5%) en fait les frais et redescend vers 1,17 dollar.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est reparti à la hausse, soutenu par des anticipations de perturbations de la production avec l’arrivée d’un tempête tropicale dans le golfe du Mexique.

Le Brent gagne 0,8% à 41,76 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 0,2% à 39,38 dollars.

A SUIVRE MERCREDI

La journée de mercredi sera marquée notamment par les résultats préliminaires des enquêtes d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) sur l’activité du secteur privé dans les économies européennes au mois de septembre.

Edité par Jean-Michel Bélot

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up