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Économie

L'Europe finit dans le vert, dopée par les records à Wall Street

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en hausse mercredi, portées par de nouveaux records à Wall Street pour le S&P-500 et le Nasdaq Composite, avant la publication du compte rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale.

Les Bourses européennes ont fini en hausse mercredi. À Paris, le CAC 40 a pris 0,79%. Le Footsie britannique a gagné 0,58% et le Dax allemand a avancé de 0,74%. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

À Paris, le CAC 40 a pris 0,79% à 4.977,23 points. Le Footsie britannique a gagné 0,58% et le Dax allemand a avancé de 0,74%.

L’indice EuroStoxx 50 s’est octroyé 0,85%, le FTSEurofirst 300 a affiché un gain de 0,68% et le Stoxx 600 une progression de 0,65%.

Les investisseurs présents en ce coeur du mois d’août suivront la publication à 18h00 GMT des “minutes” de la Réserve fédérale (Fed). Ils y chercheront des indices sur ce que la banque centrale américaine pourrait décider à la rentrée.

Les mesures prises par la Fed pour atténuer les dommages provoqués par la crise du coronavirus ont contribué à porter des actifs plus risqués à des niveaux sans précédent tout en réduisant la demande pour les valeurs refuges et le dollar.

VALEURS

En Bourse en Europe, IAG et EasyJet ont gagné respectivement 7,60% et 3,31%, le ministre britannique de la Santé ayant annoncé que le gouvernement de Boris Johnson travaillait avec plusieurs aéroports, dont celui d’Heathrow, sur un projet visant à s’appuyer sur des tests de dépistage du coronavirus pour raccourcir la durée de la quarantaine imposée aux voyageurs arrivant de certains pays.

A Copenhague, Maersk a pris 4,99% après avoir publié un Ebitda trimestriel supérieur aux attentes et confirmé ses prévisions annuelles.

A la baisse, le groupe d’énergie allemand RWE a perdu 4,59% après avoir annoncé une augmentation de capital d’environ deux milliards d’euros afin de financer le rachat, annoncé fin juillet, d’un portefeuille de projets éoliens et solaires à Nordex (-0,47%).

Les valeurs foncières ont une nouvelle fois été affectées par les doutes sur la reprise de l’économie: à Paris, Unibail-Rodamco-Westfield a perdu 0,70%, la plus forte baisse du CAC 40; Klépierre a reculé de 4% et Mercialys de 3,21%.

A WALL STREET

A l’heure de la clôture en Europe, les principaux indices de Wall Street prenaient environ 0,25%. Le S&P-500 et le Nasdaq ont atteint de nouveaux sommets pour la deuxième journée d’affilée, le premier à 3.399,54 points et le second à 11.245, 573 points.

Apple (+1,25%) est devenu la première entreprise américaine cotée à franchir la barre des 2.000 milliards de dollars de capitalisation, les investisseurs faisant le pari que le fabricant d’iPhone continuera à voir ses performances augmenter.

Le distributeur Target grimpait de 11,54% après l’annonce d’une croissance trimestrielle record de ses ventes à magasins comparable et de ventes en ligne quasiment triplées.

CHANGES

Le dollar reprend 0,27% contre un panier de devises internationales, après être tombé à un plus bas de 27 mois mardi, en attendant le compte-rendu de la Fed.

“Des ‘minutes’ très accommodantes qui montrent que la banque centrale est prête à intensifier des mesures de relance déjà agressives pourraient faire reculer le dollar”, a déclaré Joe Manimbo chez Western Union Business Solutions.

Le billet vert a subi en juillet sa plus importante baisse mensuelle en dix ans (-4,15%), délaissé en raison notamment des inquiétudes sur la pandémie et la reprise économique aux Etats-Unis, le différend commercial entre Washington et Pékin et l’absence de consensus sur de nouvelles mesures de soutien.

L’euro recule sous 1,19 dollar après le plus haut de plus de deux ans face à la devise américaine touché mardi à 1,1965.

TAUX

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans recule légèrement à 0,6623%. Son équivalent allemand, référence pour la zone euro, a terminé la séance en repli à -0,475%

PÉTROLE

Longtemps orientés à la baisse, les cours pétroliers sont revenus pratiquement à l’équilibre après l’annonce par l’Energy Information Administration (EIA) d’une baisse moins forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière (-1,6 million de barils contre -2,67 millions attendu) et d’une diminution plus marquée qu’attendu de ceux d’essence.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 0,14% à 42,95 dollars le baril et le Brent de mer du Nord réduit ses pertes et cède 0,11% à 45,41 dollars.

LES INDICATEURS DU JOUR

La journée a été une nouvelle fois pauvre en indicateurs avec, en zone euro, uniquement la confirmation de l’inflation à +0,4% sur un an en juillet.

L’inflation britannique a quant à elle accéléré à 1% le mois dernier, un plus haut depuis mars, après +0,6% en juin.

A SUIVRE :

Jeudi, ce seront les minutes de la Banque centrale européenne qui seront à l’honneur ainsi que le chiffre des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis.

édité par Marc Angrand

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