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Économie

Les actions en Europe indécises faute de catalyseur

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent sans tendance claire mercredi en début de séance, tiraillées entre les doutes sur de nouvelles mesures de soutien à l’économie et l’espoir d’un vaccin contre le COVID-19.

Les principales Bourses européennes évoluent sans tendance claire mercredi en début de séance, tiraillées entre les doutes sur de nouvelles mesures de soutien à l'économie et l'espoir d'un vaccin contre le COVID-19. À Paris, l'indice CAC 40 prend 0,19% à 5.037,66 points vers 07h45 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,11% et à Londres, le FTSE prend 0,6%. /Photo prise le 11 août 2020/REUTERS

À Paris, l’indice CAC 40 prend 0,19% à 5.037,66 points vers 07h45 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,11% et à Londres, le FTSE prend 0,6% malgré l’annonce d’une contraction de plus de 20% de l’économie britannique au deuxième trimestre. .

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro progresse de 0,09%, le FTSEurofirst 300 de 0,33% et le Stoxx 600 de 0,2%.

Les actions européennes avaient vécu mardi une séance faste, en raison notamment de l’espoir d’un compromis au Congrès des Etats-Unis sur des mesures supplémentaires de soutien à l’économie américaine.

Les négociations entre la Maison blanche et les parlementaires démocrates sont cependant restées au point mort, chaque camp accusant l’autre de bloquer la situation.

Les investisseurs pourraient donc devoir se contenter des décrets pris ce week-end par Donald Trump pour assurer une aide financière aux millions d’Américains mis au chômage par la crise sanitaire.

“Il y a énormément d’incertitude”, commente Junpei Tanaka, stratège chez Pictet. “Il apparaît de plus en plus difficile pour les deux camps de parvenir à un accord alors que l’élection se rapproche.”

La proximité du scrutin présidentiel du 3 novembre a été rappelée mardi par le choix par le candidat démocrate Joe Biden de la sénatrice Kamala Harris, étoile montante du parti et détractrice de la politique migratoire de Donald Trump, comme colistière.

En Europe, les actions restent mollement soutenues par les progrès vers un vaccin contre le COVID-19, qui conduit certains investisseurs à réduire leur exposition aux actifs refuges comme l’or ou les emprunts d’Etat pour se rabattre sur les titres les plus dépréciés par la crise sanitaire.

L’ampleur des dégâts provoqués par la crise du coronavirus a été illustrée par l’annonce d’un repli de 20,4% de l’économie britannique au deuxième trimestre, la plus forte contraction annoncée à ce jour par une économie développée.

VALEURS EN EUROPE

La cote dans les premiers échanges en Europe est animée par l’actualité des entreprises.

A Zurich, Sunrise Communications bondit de 26,33% après l’annonce par Liberty Global de son rachat, une opération qui valorise le groupe suisse de télécoms à 6,8 milliards de francs suisses (6,3 milliards d’euros).

A la hausse également, le groupe bancaire ABN Amro prend 6,11% après l’annonce d’une perte trimestrielle moins lourde que prévu et de son retrait des opérations de financement des matières premières.

En Bourse, ce secteur des matières premières recule de 0,42% avec, à Paris, un repli de 0,75% pour ArcelorMittal, l’une des plus fortes baisses du CAC avec Airbus (-1,40%) et Safran (-0,85%) .

EN ASIE

L’indécision des marchés est nette en Asie, où l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a progressé de 0,41% mais ou l’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) recule de 0,7%.

A WALL STREET

La Bourse de New York a fini dans le rouge mardi une séance en dents de scie qui a vu le S&P-500 s’approcher de son record avant de céder l’essentiel de ses gains faute d’avancées à Washington sur le front du plan de soutien à l’économie.

L’indice Dow Jones a perdu 0,38%, le S&P-500, plus large, a cédé 0,80% et le Nasdaq Composite a reculé de 1,69%, pénalisé par de nouvelles prises de bénéfice sur les géants de la technologie, aux valorisations extrêmement tendues.

Les contrats à terme sur les indices de référence signalent pour l’instant un rebond assez net à l’ouverture.

CHANGES/TAUX

Du côté des devises, le billet vert se raffermit face à un panier de référence et l’euro cède un peu de terrain, autour de 1,173 dollar.

La livre sterling recule très légèrement face au dollar après les chiffres du PIB britannique, très proches des attentes.

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans gagne près de deux points de base pour repasser au-dessus de 0,67%. Dans les premiers échanges en Europe, son équivalent allemand suit le mouvement, progressant à -0,453%.

PÉTROLE

Les deux contrats de référence sur le pétrole prennent chacun un peu moins de 1%, à 44,91 dollars le baril pour le Brent de mer du Nord et 41,97 dollars pour le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI).

PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 12 AOÛT:

PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT

EZ 09h00 production industrielle juin +10,0% +12,4%

- sur un an -11,5% -20,9%

US 12h30 inflation CPI juillet +0,3% +0,6%

- sur un an +0,8% +0,6%

édité par Jean-Michel Bélot

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