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Économie

L'impact de la crise sanitaire sur les ménages amorti par les mesures de soutien, selon l'OCDE

Les mesures de soutien mises en place par les gouvernements pour soutenir les revenus des ménages dans le contexte de la crise sanitaire et économique liée au nouveau coronavirus ont effectivement permis d'amortir le choc, selon des données publiées jeudi par l'OCDE. /Photo prise le 31 juillet 2020/REUTERS/Lee Smith

PARIS (Reuters) - Les mesures de soutien mises en place par les gouvernements pour soutenir les revenus des ménages dans le contexte de la crise sanitaire et économique liée au nouveau coronavirus ont effectivement permis d’amortir le choc, selon des données publiées jeudi par l’OCDE.

“Malgré une chute de 2,0% du PIB (produit intérieur brut) réel par habitant dans la zone OCDE au premier trimestre de 2020, le revenu réel des ménages par habitant, qui donne une meilleure idée de l’évolution du bien-être économique des personnes, a augmenté de 0,1%”, souligne dans une note l’Organisation de coopération et de développement économiques, qui compte 37 Etats membres.

Cette différence de 2,1 points de pourcentage entre l’évolution du PIB et celle du revenu réel des ménages constitue “le plus grand écart positif observé entre les deux mesures depuis la crise financière”, au quatrième trimestre 2008.

Parmi les sept principales économies développées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), les Etats-Unis ont été le seul pays à voir le revenu des ménages par habitant progresser (+0,7%) au cours du premier trimestre, ce qui reflète “en partie l’impact plus limité du COVID-19, et par là-même, des mesures de confinement plus limitées” pendant cette période, souligne l’OCDE.

En France, le revenu réel des ménages n’a que modérément baissé (-0,3%) au premier trimestre, pourtant marqué par une forte chute du PIB par habitant (-6,0%).

A titre de comparaison, l’Allemagne et l’Italie, en dépit d’une contraction moins prononcée du PIB par habitant au premier trimestre (-2,1% et -5,3% respectivement), ont connu des déclins plus brutaux du revenu réel des ménages par habitant (-1,2% et -1,8%).

Pour éviter des licenciements et une explosion du taux de chômage sur fond de crise sanitaire, le gouvernement français a notamment mis en place un dispositif exceptionnel d’activité partielle - communément appelé “chômage partiel” - par lequel l’Etat et l’Unedic ont remboursé aux entreprises les indemnités qu’elles versaient à leurs salariés.

Myriam Rivet, édité par Henri-Pierre André

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