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Économie

La Maison blanche veut attirer les firmes US hors d'Asie

WASHINGTON/BUENOS AIRES (Reuters) - L’administration Trump travaille sur un nouveau projet pour encourager les firmes américaines à déplacer leurs centres de production hors d’Asie et vers les Etats-Unis, l’Amérique latine et les Caraïbes, via des avantages financiers, a déclaré mercredi un haut conseiller de la Maison blanche.

L'administration Trump travaille sur un nouveau projet pour encourager les firmes américaines à déplacer leurs centres de production hors d'Asie et vers les Etats-Unis, l'Amérique latine et les Caraïbes, via des avantages financiers, a déclaré mercredi un haut conseiller de la Maison blanche. /Photo prise le 29 juillet 2020/REUTERS/Leah Millis

Cette initiative pourrait ramener entre 30 milliards de dollars et 50 milliards de dollars d’investissements américains sur le continent, a dit Mauricio Claver-Carone lors d’un entretien à Reuters, ajoutant que les secteurs des infrastructures, de l’énergie et des transports pourraient être les premiers concernés.

“Nous sommes en substance en train de créer une initiative ‘Retour en Amérique’”, a déclaré le principal conseiller de Donald Trump pour l’Amérique latine, qui a joué un rôle majeur dans l’imposition de sanctions contre le Venezuela et Cuba.

Claver-Carone n’a donné aucune précision sur l’ampleur des potentiels avantages financiers, mais a renvoyé au prêt de 765 millions de dollars que l’administration américaine a utilisé pour encourager Eastman Kodak à produire aux Etats-Unis des ingrédients pharmaceutiques, alors que la crise sanitaire liée au coronavirus a mis en exergue la dépendance à l’égard de la Chine et de l’Inde pour les médicaments.

Il a indiqué que Washington avait déjà commencé à coopérer avec des pays d’Amérique latine et des Caraïbes pour les aider à attirer des investisseurs américains, mais que la pandémie de coronavirus avait contribué à convaincre des entreprises US qu’il était temps de faire partie du projet. Il n’a donné l’identité d’aucune compagnie.

Claver-Carone a déclaré que la crise sanitaire avait clairement mis en avant les avantages de disposer de fournisseurs basés près des Etats-Unis plutôt qu’en Asie.

L’initiative ne sera pas centrée sur la main-d’oeuvre à bas coût, mais s’appuiera sur des dispositions destinées à protéger les employés sur le modèle de celles prévues dans l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, a fait savoir le conseiller de la Maison blanche.

Il a aussi déclaré qu’il fallait davantage de transparence sur les prêts que la Chine accordait aux pays d’Amérique latine, citant l’Equateur comme exemple d’un pays pénalisé par une dette chinoise “injuste et sur-garantie”.

Claver-Carone a dit que les Etats-Unis voulaient “collaborer” avec la Chine pour s’assurer que les pratiques de prêts de celle-ci dans la région soient plus transparentes, faisant écho à une demande de la Banque mondiale.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès de l’ambassade de Chine à Washington.

Claver-Carone a été choisi comme le candidat des Etats-Unis pour la présidence de la Banque de développement interaméricain (IDB), basée à Washington. En cas de victoire en septembre, il deviendra le premier candidat américain à occuper le poste. Il a dit disposer du soutien public de 15 pays de la région et du soutien officieux de six autres, refusant de les nommer.

Andrea Shalal à Washington et Cassandra Garrison à Buenos Aires; version française Jean Terzian

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