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Économie

L'UE va autoriser l'offre d'Alstom sur la division rail de Bombardier

Les autorités européennes de la concurrence s'apprêtent à approuver l'offre d'Alstom sur la division ferroviaire du groupe canadien Bombardier, a-t-on appris lundi auprès de sources proches du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

BRUXELLES (Reuters) - Les autorités européennes de la concurrence s’apprêtent à approuver l’offre d’Alstom sur la division ferroviaire du canadien Bombardier, a-t-on appris lundi auprès de sources proches du dossier, une opération qui devrait permettre au groupe français de devenir le numéro deux mondial de son secteur derrière le chinois CRRC.

Alstom a affiné ses concessions visant à dissiper les inquiétudes que son offre avait fait naître à la Commission européenne. Cette dernière craignait notamment que ce rachat ne donne à Alstom une part de marché trop importante, de l’ordre de 50%, sur le segment des trains régionaux.

Présentée à la mi-février, l’opération prévoit qu’Alstom débourse jusqu’à 6,2 milliards d’euros pour acquérir la division rail du groupe canadien, lourdement endetté, afin de s’armer face à la concurrence chinoise dans un secteur dopé par la demande pour les transports “verts”.

Pour obtenir l’aval de la Commission européenne, le groupe français a notamment proposé de céder son usine de Reichshoffen, en Alsace, qui produit les trains régionaux Coradia Polyvalent et emploie environ 800 personnes.

Alstom propose aussi de céder une division de trains régionaux de Bombardier et le site qui lui est associé à Hennigsdorf, en Allemagne.

Il n’a toutefois pas eu à proposer des cessions d’actifs supplémentaires à la suite des avis transmis à la Commission par ses concurrents et ses clients, ont dit les sources.

Le constructeur du TGV est prêt aussi désormais à accorder à ses concurrents un accès à certains produits des divisions de systèmes de contrôle de trains et de signalisation de Bombardier.

La Commission, qui doit rendre son avis d’ici vendredi, et Alstom ont refusé de s’exprimer sur le sujet.

Les autorités européennes de la concurrence ont bloqué en février 2019 le projet de rapprochement entre Alstom et la division ferroviaire de Siemens.

Avec Gwénaëlle Barzic à Paris et Allison Lampert à Montréal; version française Henri-Pierre André et Bertrand Boucey

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