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Économie

Les bonus du DG d'Air-France KLM incompatibles avec une aide, dit Amsterdam

Air France-KLM ne doit pas verser cette année le moindre bonus à son directeur général Ben Smith si le groupe veut obtenir un soutien de l'Etat néerlandais, a déclaré jeudi le ministre des Finances du pays, Wopke Hoekstra (photo). /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

AMSTERDAM (Reuters) - Air France-KLM ne doit pas verser cette année le moindre bonus à son directeur général Ben Smith si le groupe veut obtenir un soutien de l’Etat néerlandais, a déclaré jeudi le ministre des Finances du pays, Wopke Hoekstra.

“En ces temps de crise, les bonus sont malavisés et incompatibles avec une aide financée par les contribuables”, a-t-l déclaré au journal néerlandais De Telegraaf.

Air France-KLM a modifié les critères de la rémunération variable de son directeur général, en la subordonnant à sa capacité à obtenir une aide financière pour le groupe, selon des documents déposés la semaine dernière.

Selon plusieurs sources, le groupe s’est rapproché d’un accord sur un plan de secours de 10 milliards d’euros appuyé par des garanties publiques, dans lequel la contribution de l’Etat néerlandais serait d’environ deux milliards pour la filiale KLM.

La présidente du groupe, Anne-Marie Couderc, a déclaré mercredi aux sénateurs français que les discussions sur une combinaison de garanties d’Etat et de prêts directs à Air France devraient se conclure “dans les prochains jours”, tandis qu’un accord sur le soutien néerlandais à KLM prendrait plus de temps.

Le directeur général du groupe a déclaré qu’il réduirait son salaire fixe et son bonus 2020 en proportion de la rémunération des salariés affectés par le chômage technique.

Ben Smith perçoit un salaire fixe annuel de 900.000 euros, tandis que la partie variable de sa rémunération peut atteindre 1,35 million d’euros. Il bénéficie également d’un bonus de deux millions d’euros par an, qui lui sera versé au bout de trois ans.

Bart Meijer à Amsterdam et Laurence Frost à Paris; version française Claude Chendjou, édité par Jean-Michel Bélot

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