April 21, 2020 / 2:02 PM / 4 months ago

Succès en vue pour l'emprunt syndiqué lancé par l'Italie

Le premier emprunt obligataire syndiqué lancé par l'Italie depuis le début de la crise du coronavirus a attiré une demande de plus de 100 milliards d'euros et devrait permettre à Rome de lever plus de 16 milliards, un argent frais bienvenu face à la crise sanitaire et aux incertitudes persistantes sur le soutien économique de l'Union européenne. /Photo prise le 4 avril 2020/REUTERS/Alberto Lingria

ROME/LONDRES (Reuters) - Le premier emprunt obligataire syndiqué lancé par l’Italie depuis le début de la crise du coronavirus a attiré une demande de plus de 100 milliards d’euros et devrait permettre à Rome de lever plus de 16 milliards, un argent frais bienvenu face à la crise sanitaire et aux incertitudes persistantes sur le soutien économique de l’Union européenne.

La demande de titres pour la nouvelle ligne à cinq ans et la réouverture d’une ligne à 30 ans a suscité l’intérêt des investisseurs en dépit d’un calendrier risqué, puisque l’opération a été lancée avant le Conseil européen de jeudi, au cours duquel les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE doivent débattre par vidéoconférence des moyens permettant à l’économie européenne de se sortir sans trop de casse de la crise en cours.

La demande de titres à cinq ans a dépassé 55 milliards d’euros, celle de titres à 30 ans 45 milliards, a-t-on appris auprès de l’une des banques chargées de placer les obligations.

Au final, Rome devrait lever dix milliards d’euros à cinq ans et six milliards à 30 ans, précise-t-on au sein du syndicat bancaire.

Il s’agit du premier emprunt syndiqué lancé par le Trésor italien depuis le 11 février, avant que la péninsule ne devienne l’un des pays les plus durement touchés par la pandémie.

Dans un emprunt syndiqué, l’émetteur mandate des banques pour placer la dette auprès des investisseurs, ce qui lui permet d’accéder à une base d’investisseurs plus large que celle qui participe aux adjudications habituelles.

Les besoins de financement de l’Italie, comme ceux de nombreux autres pays, ont fortement augmenté avec la crise sanitaire et l’impact économique majeur du confinement décidé le mois dernier. Or la dette italienne est l’une des plus lourdes au monde rapportée à la taille de l’économie, à plus de 130% du produit intérieur brut (PIB).

Et pour 2020, Rome s’attend pour l’instant à une contraction d’environ 8% du PIB selon deux sources proches du dossier.

Le regain de pression des dernières semaines sur les finances publiques et les doutes quant à la volonté des partenaires européens du pays de mettre en oeuvre des mécanismes de soutien à l’échelle de l’Union ont eu pour effet une remontée des rendements obligataires sur le marché secondaire: mardi, pour la première fois depuis la mi-mars, le rendement des obligations italiennes à dix ans a ainsi passé la barre des 2%.

Antonella Cinelli à Rome, Yoruk Bahceli et Abhinav Ramnarayan à Londres, version française Marc Angrand

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