February 28, 2020 / 12:23 PM / 3 months ago

Pas de répit en vue dans la chute de Wall Street

PARIS (Reuters) - Wall Street devrait continuer de chuter vendredi pour se diriger vers sa pire semaine depuis la crise financière, le vent de panique provoqué par la crainte d’un fort impact du coronavirus sur l’économie mondiale soufflant toujours sur les marchés financiers.

Le vent de panique provoqué par la crainte d'un fort impact du coronavirus sur l'économie mondiale souffle toujours sur les marchés financiers. À Paris, le CAC 40 perd 2,4% à 5.363,51 vers 11h45 GMT. À Francfort, le Dax cède 3,04% et à Londres, le FTSE abandonne 2,94%. /Photo d'archives/REUTERS/John Schults

Les contrats à terme signalent une ouverture en baisse de près de 1% pour les indices de référence de la Bourse de New York, tombés jeudi en territoire de correction, soit un repli supérieur de 10% par rapport à leurs plus hauts récents. À Paris, le CAC 40 perd 2,4% à 5.363,51 vers 11h45 GMT. À Francfort, le Dax cède 3,04% et à Londres, le FTSE abandonne 2,94%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 3,01%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 2,73% et le Stoxx 600 de 2,7%.

L’indice actions MSCI All Country, qui regroupe près de 50 pays, cède plus de 1% pour porter à plus de 10% depuis le début de la semaine, son repli hebdomadaire le plus marqué depuis octobre 2008, soit au coeur de la crise financière.

Les espoirs que les effets du coronavirus sur l’économie seraient limités dans le temps ont été balayés cette semaine avec l’accélération de la propagation hors de Chine de l’économie, désormais présente dans une quarantaine de pays.

“Les investisseurs tentent d’intégrer dans les cours le scénario du pire, et le plus important est ce qui se passe aux Etats-Unis et dans les autres pays majeurs hors d’Asie”, explique John Lau, responsable actions asiatiques chez SEI.

“L’incertitude est très forte, personne ne connaît les réponses et les marchés paniquent vraiment”, ajoute-t-il.

VALEURS EN EUROPE

Tous les indices sectoriels européens sont franchement dans le rouge à mi-séance avec des replis marqués pour les compartiments exposés à la Chine et au risque sanitaire.

L’indice des transports et des loisirs perd 2,95% et celui des ressources de base abandonne 3,72%.

A Paris, Air France-KLM lâche 2,95% pour porter ses pertes depuis le début de la semaine à plus de 20%.

La plus forte baisse du Stoxx 600 est pour Lagardère, qui plonge de 9,34% en raison de prévisions menacées par le coronavirus.

Avec des pertes supérieures à 4%, Bouygues, ArcelorMittal et Crédit agricole figurent dans le peloton de queue d’un CAC 40 intégralement dans le rouge à l’exception de LVMH, qui grappille 0,3%.

TAUX

L’affolement des investisseurs les conduit à se réfugier vers les actifs jugés les plus sûrs, à commencer par la dette souveraine.

Le rendement des Treasuries à 10 ans, qui ne cesse d’enfoncer un plus bas historique, perd 11 points de base pour tomber en dessous de 1,19%.

Les investisseurs parient de plus en plus sur un soutien monétaire accru de la Réserve fédérale (Fed) face à la crise sanitaire. Les analystes indiquent que les contrats à terme sur les fonds fédéraux intègrent désormais une probabilité de plus de 80% d’une baisse de 25 points de base lors de la prochaine réunion monétaire de la banque centrale les 17 et 18 mars.

En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans, tombé à 0,6%, se rapproche progressivement de son plus bas historique de -0,743% touché en septembre dernier.

CHANGES

Les anticipations de baisse des taux, couplées à la chute des rendements obligataires américains, pèsent sur le dollar. L’indice qui mesure son évolution face à un panier de devise de référence cède 0,33% et l’euro en profite pour repasser au-dessus de 1,10.

PÉTROLE

A l’instar des marchés d’actions, les cours du brut chutent aussi, sur fond d’inquiétudes pour la demande mondiale en pétrole en cas de ralentissement économique lié au coronavirus.

Les deux contrats de référence perdent plus de 2%, à 50,90 dollars pour le baril de Brent et 45,49 dollars pour le brut léger américain (WTI).

avec Marc Jones à Londres, édité par Nicolas Delame

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