February 28, 2020 / 9:08 AM / 5 months ago

La correction boursière s'amplifie en Europe

PARIS (Reuters) - La correction boursière liée à la crainte d’un effet néfaste de l’épidémie de coronavirus sur l’économie mondiale s’amplifie vendredi en Europe, où les indices de référence chutent encore lourdement dans les premiers échanges.

Comme Wall Street, les marchés d'actions européens sont entrés jeudi en zone de correction. À Paris, l'indice CAC 40 perd 3,34% à 5.312,01 points vers 08h45 GMT. À Francfort, le Dax cède 3,96% et à Londres, le FTSE recule de 2,77%. /Photo d'archives/REUTERS/Neil Hall

Comme Wall Street, les marchés d’actions européens sont entrés jeudi en zone de correction avec un repli supérieur à 10% par rapport à leurs récents plus hauts.

À Paris, l’indice CAC 40 perd 3,34% à 5.312,01 points vers 08h45 GMT. À Francfort, le Dax cède 3,96% et à Londres, le FTSE recule de 2,77%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro abandonne 3,69%, le FTSEurofirst 300 2,99% et le Stoxx 600 3,45%.

Les investisseurs craignent que l’épidémie de coronavirus en Chine, qui a pris des allures de pandémie en se propageant dans une quarantaine de pays, entraîne une récession économique mondiale.

Dans ce contexte, les marchés mondiaux se dirigent vers leur pire semaine depuis 2008, soit au coeur de la crise financière.

VALEURS

Tous les indices sectoriels européens sont franchement dans le rouge en début de séance avec des replis spectaculaires pour les compartiments exposés à la Chine et au risque sanitaire.

L’indice des transports et des loisirs perd 4,79% et celui des ressources de base abandonne 4,56%.

A Paris, Air France-KLM lâche 5,50% pour tomber à un creux de deux ans et demi. L’action a perdu plus de 20% depuis le début de la semaine.

Avec des pertes supérieures à 4%, Airbus, ArcelorMittal et Engie figurent dans le peloton de queue d’un CAC 40 intégralement dans le rouge.

EN ASIE

La panique est mondiale avec des reculs particulièrement marqués également sur les places financières asiatiques.

La Bourse de Tokyo a terminé sur une chute de 3,67%, retombant à un plus bas de cinq mois et demi.

Les Bourses chinoises, qui avaient été jusqu’ici relativement épargnées par le mouvement de vente sur les marchés d’actions, ont chuté à leur tour. Le CSI 300 des grandes capitalisations a lâché 3,55%.

A Séoul, l’indice Kospi a perdu 3,3% alors que le nombre de contamination au coronavirus dépasse désormais la barre des 2.000 dans le pays.

A WALL STREET

L’indice Dow Jones a cédé jeudi 1.190,95 points, sa plus forte baisse en points jamais enregistrée sur une séance, ce qui correspond à un repli de 4,42%, pour tomber à 25.766,64 points.

Le S&P-500, qui n’a jamais connu une chute aussi rapide en six séances, a perdu 137,63 points, soit 4,42%, à 2.978,76 points.

Le Nasdaq Composite a plongé de son côté de 4,61% à 8.566,48 points.

Les contrats à terme sur les indices de référence, très volatils, signalent pour l’instant une ouverture en baisse de 0,6% à 0,8%.

TAUX

L’affolement des investisseurs les conduit à se réfugier vers les actifs jugés les plus sûrs, à commencer par la dette souveraine.

Le rendement des Treasuries à 10 ans, qui ne cesse d’enfoncer un plus bas historique, perd 10 points de base dans les échanges en Asie pour tomber à 1,20%.

Même scénario pour le rendement des emprunts d’Etat américains à 30 ans qui, à 1,7%, évolue loin désormais du rendement des emprunts à 3 mois (1,41%). Cette inversion de la courbe des taux traduit généralement des anticipations d’une récession économique.

Les investisseurs parient de plus en plus sur un soutien monétaire accru de la Réserve fédérale (Fed) face à la crise sanitaire. Les analystes indiquent que les contrats à terme sur les fonds fédéraux intègrent désormais une probabilité d’environ 75% d’une baisse de 25 points de base lors de la prochaine réunion monétaire de la banque centrale les 17 et 18 mars.

En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans, tombé à 0,6%, se rapproche progressivement de son plus bas historique de -0,743% touché en septembre dernier.

CHANGES

Les anticipations de baisse des taux, couplées à la chute des rendements obligataires américains, pèsent sur le dollar. L’indice qui mesure son évolution face à un panier de devise de référence cède 0,26% et l’euro en profite pour repasser au-dessus de 1,10.

PÉTROLE

A l’instar des marchés d’actions, les cours du brut chutent aussi, sur fond d’inquiétudes pour la demande mondiale en pétrole en cas de ralentissement économique lié au coronavirus.

Les deux contrats de référence perdent plus de 2%, à 50,95 dollars pour le baril de Brent et 45,93 dollars pour le brut léger américain (WTI).

édité par Nicoloa Delame

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