September 13, 2019 / 11:40 AM / a month ago

Wall Street et l'Europe soutenues par la BCE et le commerce

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse vendredi en ouverture et les Bourses européennes restent dans le vert à mi-séance, Londres exceptée, saluant les dernières annonces de la Banque centrale européenne (BCE) et les gestes de bonne volonté entre Américains et Chinois sur le dossier commercial.

Les Bourses européennes restent dans le vert à mi-séance. À Paris, le CAC 40 avance de 0,51%. À Francfort, le Dax prend 0,67% mais à Londres, le FTSE cède 0,12%, affecté par la vigueur de la livre. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,4% environ. À Paris, le CAC 40 avance de 0,51% à 5.671,77. À Francfort, le Dax prend 0,67% mais à Londres, le FTSE cède 0,12%, affecté par la vigueur de la livre.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 avance de 0,1%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,48% et le Stoxx 600 de 0,26%.

La BCE s’est engagée jeudi à procéder à nouveau à des rachats d’actifs “aussi longtemps que nécessaire” et a enfoncé son taux de dépôt un peu plus bas dans le négatif dans le but de redonner de la vigueur à une économie de la zone euro en difficulté.

Ces mesures préparent le terrain à une probable détente monétaire par la Réserve fédérale américaine et la Banque du Japon la semaine prochaine, avec toujours pour but d’étayer une économie mondiale dont la croissance patine.

Sur le front commercial, le président américain Donald Trump a fait savoir jeudi qu’il n’excluait pas de conclure un accord intérimaire avec la Chine, tout en soulignant sa préférence pour la conclusion d’un accord plus large répondant aux préoccupations de Washington.

Par ailleurs, l’agence Chine nouvelle rapporte que Pékin va exempter certains produits agricoles importés des Etats-Unis, notamment le porc et le soja, des surtaxes douanières qu’elle s’apprête à appliquer en représailles aux barrières américaines.

“L’apaisement des tensions commerciales, conjugué à des politiques monétaires accommodante des banques centrales, est aujourd’hui le principal moteur de la hausse sur le marché et contribue à faire grimper les cours boursiers de manière significative”, dit Pierre Veyret, analyste technique d’ActivTrades, qui attend également des mesures de la Fed la semaine prochaine, “ce qui devrait prolonger la reprise actuelle des actions”.

VALEURS EN EUROPE

Les secteurs qui ont souffert ces derniers temps remontent la pente avec en tête l’indice européen des bancaires, en hausse de 2,20%, suivi des ressources de base (1,96%) et de l’automobile (+1,46%).

A Paris, Société générale (+1,98%), BNP Paribas (+2,5%) et Crédit agricole (+2,55%) figurent parmi les plus fortes hausses du CAC avec Renault, qui s’adjuge 3%, et ArcelorMittal (+3,27%), en tête des hausses du CAC 40.

L’engouement suscité par les bancaires permet à deux établissements espagnols - Caixabank et Banco de Sabadell - d’être en tête des hausses du Stoxx 600 en dépit, pour la première, d’un abaissement de recommandation de JPMorgan qui est passé de “surpondérer” à “neutre”.

L’intermédiaire évoque un avis de la Cour de justice de l’Union européenne susceptible de provoquer des poursuites contre le secteur bancaire espagnol.

A l’inverse, Atlantia subit la plus forte baisse du Stoxx 600.

La police fiscale italienne a mené vendredi des perquisitions et procédé à des interpellations dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de falsification de rapports sur les contrôles de sécurité de viaducs autoroutiers après l’effondrement du pont Morandi à Gênes l’an dernier.

Le viaduc était géré par Autostrade per l’Italia, une filiale d’Atlantia.

TAUX

Les rendements de la zone euro confirment leur remontée avec notamment un rendement du Bund à 10 ans qui a atteint un pic de six semaines de -0,48% avant de revenir à -0,49%, soit un gain de 4,8 points de base.

Le 30 rendement à 30 ans semble vouloir confirmer son retour en territoire positif, à 0,051%.

CHANGES

L’euro progresse contre le dollar, de 0,3% à 1,1093, après un plus haut depuis le 27 août en séance à 1,11095, porté par la hausse des rendements obligataires allemands dans la mesure où les investisseurs semblent penser qu’après son coup de pouce de jeudi, la BCE en aura fini de soutenir l’économie de la zone euro.

L’euro était brièvement retombé sous 1,10 dollar la veille après les annonces de la BCE.

Le dollar fléchit également contre la livre, qui gagne près de 1% à 1,2451, les cambistes redoutant moins un Brexit dur après que le Parti unioniste démocratique (DUP) nord-irlandais a dit qu’il accepterait les règles européennes pour l’Irlande du Nord, même s’il souhaite pouvoir y piocher à sa guise.

PÉTROLE

Le marché se cherche une orientation, l’espoir d’un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis étant contrebalancé par les craintes persistantes d’un ralentissement économique mondial qui grèverait la demande pétrolière.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a repassé le seuil des 55 dollars le baril mais il est en légère baisse, tandis que le Brent voit sa remontée vers 60,50 dollars pour l’instant entravée.

Le Brent comme le WTI se dirigent vers une baisse sur l’ensemble de la semaine après quatre hausses hebdomadaires consécutives pour le premier et deux pour le second.

Édité par Juliette Rouillon

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