September 10, 2019 / 12:04 PM / 2 months ago

Petit repli en vue à Wall St, prudence en Europe avant la BCE

PARIS (Reuters) - La Bourse de New York est attendue en légère baisse et les grands marchés européens, Francfort exceptée, reculent à mi-séance mardi, le repli des valeurs défensives s’ajoutant à des indicateurs économiques chinois inférieurs aux attentes et à la prudence de mise à 48 heures de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), tandis que les rendements obligataires poursuivent leur remontée.

Les marchés européens, Francfort exceptée, reculent à mi-séance mardi. À Paris, le CAC 40 perd 0,09% à 11h40 GMT et à Londres, le FTSE 100 recule de 0,04% alors qu'à Francfort, le Dax prend 0,26%. /Photo d'archives/REUTERS/Lisi Niesner

Les contrats à terme sur les principaux indices américains signalent une ouverture de Wall Street en baisse d’environ 0,2% après la clôture mitigée de la veille.

À Paris, le CAC 40 perd 0,09% à 5.583,89 points à 11h40 GMT et à Londres, le FTSE 100 recule de 0,04% alors qu’à Francfort, le Dax prend 0,26% grâce entre autres à la progression des valeurs industrielles.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,21%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro grappille 0,01% et le Stoxx 600 recule de 0,2%.

Les prix à la production en Chine ont enregistré en août leur plus forte baisse en rythme annuel depuis trois ans, conséquence de la dégradation de la demande, qui oblige une partie des entreprises à réduire leurs prix de vente, selon les statistiques officielles publiées en début de journée.

“Nous nous attendons à ce que l’inflation des prix à la production continue de ralentir avec la baisse des prix du pétrole et la faiblesse de la demande intérieure”, expliquent les économistes de Nomura, qui estiment que “le pire est à venir” pour l’économie chinoise.

Cette évolution préoccupante, liée en partie aux tensions commerciales avec les Etats-Unis, ne fait que conforter l’opinion selon laquelle la BCE et la Réserve fédérale américaine annonceront de nouvelles mesures d’assouplissement dans les prochains jours (jeudi pour la première, le 18 septembre pour la seconde) afin de soutenir la croissance mondiale.

D’autant que ralentissement reste d’actualité en Europe: en France, la production industrielle a moins progressé qu’attendu en juillet (+0,3%) et en Italie, elle a baissé plus qu’anticipé (-0,7%).

L’espoir placé par les investisseurs dans les décisions à venir des grandes banques centrales est tel que certains commencent à s’en inquiéter: “l’optimisme considérable suscité par les attentes de marché vis-à-vis des banques centrales constitue le principal risque pour notre vision optimiste du marché”, explique ainsi Unigestion dans sa dernière revue des marchés mardi.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

La séance sur les marchés américains sera animée entre autres par la conférence de presse que tiendra Apple à partir de 17h00 GMT et au cours de laquelle le groupe pourrait présenter son service de vidéo en ligne ainsi que de nouveaux modèles d’iPhone.

VALEURS EN EUROPE

Sur les marchés européens, les secteurs défensifs affichent certains des replis les plus marqués du jour: l’indice Stoxx de la pharmacie et de la santé cède 1,61%, celui des services aux collectivités (“utilities”) 0,48%.

Plus forte baisse du Stoxx 600, EDF chute de 6,04% après l’annonce de la découverte d’anomalies dans la fabrication de certains composants de réacteurs nucléaires.

A la hausse, le compartiment bancaire (+1,77%), meilleure performance sectorielle du jour, continue de bénéficier de la vive remontée des rendements obligataires.

TAUX

Les dégagements sur le marché obligataire à l’avant-veille des décisions de la BCE continuent de favoriser la hausse des rendements: celui du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, se stabilise à -0,577% après être monté en matinée jusqu’à -0,549%, son plus haut niveau depuis le 8 août.

Celui des titres allemands à 30 ans est quant à lui revenu brièvement en territoire positif pour la première fois depuis plus d’un mois.

Côté américain, le rendement à dix ans est en hausse de 1,5 point de base à 1,6369%, tout près de son pic de trois semaines (1,658%).

CHANGES

Si le dollar s’apprécie de 0,17% face à un panier de devises de référence, le regain confirmé d’appétit pour le risque continue de faire souffrir le yen, qui a touché un plus bas depuis début août face au billet vert à 107,50 .

L’euro est quant à lui en léger repli face à la devise américain à 1,1031.

“On a observé au cours des 24 dernières heures un mouvement en faveur des devises plus tournées vers le risque, plus pro-croissance”, résume Rodrigo Catril, stratège devises senior de National Australia Bank.

PÉTROLE

En hausse d’environ 0,8%, les prix du pétrole évoluent au plus haut depuis près de six semaines, toujours soutenus par l’espoir de voir l’Opep et ses alliés maintenir l’encadrement de leur offre.

Le Brent a touché à 63,12 dollars son plus haut niveau depuis le 1er août et se maintient au-dessus de la barre des 63 dollars tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) se traite autour de 58,30 dollars.

OR

Pénalisé lui aussi par le regain d’appétit pour le risque, l’or poursuit le repli qui l’a ramené en matinée à 1.486 dollars l’once sur le marché spot, au plus bas depuis le 13 août et près de 5% sous le pic de six ans et demi inscrit mercredi dernier à 1.557 dollars.

Avec Saikat Chatterjee à Londres, édité par Wilfrid Exbrayat

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