August 8, 2019 / 4:14 PM / 2 months ago

Actions et rendements remontent, regain d'appétit pour le risque

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en vive hausse jeudi et Wall Street amplifiait son rebond en matinée tandis que les rendements obligataires remontaient, les investisseurs retrouvant de l’appétit pour les actifs risqués grâce à la progression inattendue des exportations chinoises, à la stabilisation du yuan et à la baisse des inscriptions au chômage aux Etats-Unis.

Les Bourses européennes ont terminé en vive hausse jeudi. À Paris, le CAC 40, qui avait cédé près de 5,7% en trois séances avant d'amorcer un rebond mercredi (+0,61%), a fini sur un gain de 2,31% (121,45 points), sa plus forte hausse en pourcentage depuis le 4 janvier, à 5.387,96 points. A Londres, le FTSE 100 a pris 1,21% et à Francfort, le Dax a progressé de 1,68%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

À Paris, le CAC 40, qui avait cédé près de 5,7% en trois séances avant d’amorcer un rebond mercredi (+0,61%), a fini sur un gain de 2,31% (121,45 points), sa plus forte hausse en pourcentage depuis le 4 janvier, à 5.387,96 points. A Londres, le FTSE 100 a pris 1,21% et à Francfort, le Dax a progressé de 1,68%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro a gagné 1,98%, le FTSEurofirst 300 1,42% et l’indice large européen Stoxx 600 1,66%.

Malgré les tensions commerciales avec les Etats-Unis, les exportations chinoises ont progressé de 3,3% en juillet par rapport au même mois de l’an dernier, leur hausse la plus marquée depuis mars, alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une baisse de 2%.

Sur le marché des changes, le yuan s’est orienté à la hausse face au dollar, malgré le choix de Pékin de fixer son cours pivot quotidien sous le seuil de sept pour un dollar pour la première fois depuis 2008, à 7,0039.

Les marchés actions chinois ont fini la journée dans le vert (+0,93% pour le SSE Composite à Shanghai) après une série de six séances consécutives de baisse.

L’absence de nouveau signe d’escalade dans les tensions entre la Chine et les Etats-Unis a aussi contribué à l’amélioration du sentiment du marché, tout comme les informations sur la possibilité de voir le gouvernement allemand mettre entre parenthèses sa politique d’équilibre budgétaire pour financer un nouveau plan d’action contre le dérèglement climatique .

VALEURS

La reprise quasi générale en Europe a profité en premier lieu aux secteurs les plus touchés par la baisse de la semaine écoulée: le secteur des hautes technologies a gagné 2,48% et celui des matières premières 2,47%.

A Paris, ArcelorMittal (+4,69%) affiche la meilleure performance du CAC 40 (dont toutes les valeurs ont fini dans le vert) et STMicroelectronics a pris 4,08%.

En tête du SBF 120, DBV Technologies a bondi de 10,17% après le dépôt d’une nouvelle demande d’homologation de Viaskin Peanut, son traitement de l’allergie à l’arachide, auprès de la Food and Drug Administration (FDA) américaine.

Parmi les plus fortes hausses du Stoxx 600, le brasseur danois Carlsberg s’est adjugé 11,27% après le relèvement de ses prévisions de résultats.

A la baisse, Adidas a cédé 2,23% après des ventes jugées décevantes au deuxième trimestre et Osram Licht a chuté de 7,07% en réaction au rejet par son premier actionnaire de l’offre d’achat des fonds Bain et Carlyle.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait elle aussi dans le vert: le Dow Jones s’adjugeait 0,98%, le Standard & Poor’s 500 1,36% et le Nasdaq Composite 1,56%. Le S&P s’acheminait ainsi vers une troisième séance consécutive de reprise.

Tous les secteurs étaient orientés à la hausse; parmi les meilleures performances, celui des hautes technologies prenait 1,89% et celui de la finance 1,32% avec la remontée des rendements obligataires.

LES INDICATEURS DU JOUR

Le nombre des inscriptions au chômage a diminué la semaine dernière aux Etats-Unis pour revenir à 209.000 alors que le consensus le donnait inchangé à 215.000.

Les stocks des grossistes en juin ont par ailleurs été revus à la baisse et affichent désormais une stagnation alors qu’une première estimation les avait donnés en hausse de 0,2%.

TAUX

Les chiffres des inscriptions au chômage américaines contribuent à la remontée des rendements des Treasuries, celui des titres à dix ans reprenant plus de six points de base à 1,7533%.

En zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans a repris deux points à -0,558% après neuf séances de baisse d’affilée et sa hausse a atteint cinq points en séance après les informations de Reuters sur les intentions du gouvernement Merkel en matière budgétaire.

La journée a par ailleurs été marquée par un regain de tension sur la dette italienne, les investisseurs redoutant de nouveau un éclatement de la coalition gouvernementale. Le rendement à dix ans affichait en fin de séance un bond de 15 points de base à 1,544%.

CHANGES

Le dollar est hésitant face à un panier de devises de référence mais recule face au yuan, qui se traite autour de 7,0660 sur le marché “offshore”.

L’euro oscille autour de 1,1210 dollar après un pic à plus de 1,1220 en réaction aux informations sur une possible détente des contraintes budgétaires en Allemagne.

La livre sterling, elle, a inscrit un nouveau plus bas de deux ans face à l’euro après les informations du Financial Times selon lesquelles des élections législatives auront lieu au Royaume-Uni dans les jours qui suivent le Brexit si le Parlement censure le gouvernement de Boris Johnson à la rentrée.

PÉTROLE

L’amélioration du sentiment général de marché profite aussi au pétrole: le Brent et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) reprennent plus d’un dollar le baril, respectivement à 57,57 et 52,84 dollars.

Des informations selon lesquelles l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, a eu des discussions avec d’autres pays producteurs au sujet de la chute récente des cours peuvent aussi avoir soutenu la tendance, expliquent des intervenants. Le Brent et le WTI ont touché mercredi leur plus bas niveau depuis janvier.

A SUIVRE VENDREDI:

Les investisseurs attendent principalement vendredi les chiffres du produit intérieur brut (PIB) britannique au deuxième trimestre, dont la publication est prévue à 08h30 GMT. Le consensus Reuters table sur une stagnation de l’économie sur avril-juin et une croissance revenue à 1,4% sur un an après 1,8% au premier trimestre.

Édité par Wilfrid Exbrayat

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