July 11, 2019 / 8:15 PM / 3 months ago

Wall Street finit irrégulière, le Dow à plus de 27.000 points

(Reuters) - Wall Street a fini sur une note contrastée jeudi avec un indice Dow Jones pour la première fois au-dessus des 27.000 points, dopé par les valeurs de l’assurance santé et les financières, alors que le Nasdaq n’a pu conserver son avance.

Wall Street a fini sur une note contrastée jeudi. L'indice des 30 grandes valeurs a gagné 227,88 points, soit 0,85%. /Photo prise le 1er juillet 2019/REUTERS/Brendan McDermid

L’indice des 30 grandes valeurs a gagné 227,88 points, soit 0,85%, à 27.088,08, terminant à moins d’un demi-point d’un plus haut inédit de 27.088,45.

Le S&P-500, plus large, a pris 6,84 points ou 0,23% à 2.999,91 points, nouvelle clôture record, mais en échouant une nouvelle fois à s’installer au-dessus du seuil des 3.000 points franchi mercredi pour la première fois.

Le Nasdaq Composite a cédé pour sa part 6,49 points (0,08%) à 8.196,04 après être monté en matinée jusqu’à 8.226.

Pour le deuxième et dernier jour de son audition semestrielle au Congrès, cette fois devant la Commission bancaire du Sénat, le président de la Réserve fédérale Jerome Powell a de nouveau conforté les anticipations de baisse de taux à la fin du mois en insistant sur les risques qui menacent la phase d’expansion record de l’économie américaine.

“Il semble que (la Fed) se rapproche d’un point de décision où elle est plus encline a communiquer ouvertement sur la possibilité ou la probabilité d’une baisse de taux et le marché l’intègre”, commente Jason Pride, responsable de la gestion privée chez Glenmede à Philadelphie.

Sur le plan micro-économique, le marché a réagi à la décision de l’administration Trump de renoncer à forcer les assureurs santé à répercuter sur les prix du programme Medicare les milliards de dollars de rabais qu’ils obtiennent sur les prix des médicaments en gros.

Ce nouveau revers pour le président Trump, qui veut faire baisser les prix des médicaments avant les élections de l’an prochain, a profité aux assureurs santé et réseaux de pharmacies mais pénalisé les laboratoires, qui pourraient se retrouver dans le viseur du gouvernement.

“L’absence de progrès à Washington suggère la poursuite de pressions politiques sur l’industrie pharmaceutique, y compris un risque législatif”, écrivent les analystes de Morgan Stanley dans une note.

VALEURS

L’assureur santé UnitedHealth, en hausse de 5,53%, a aidé le Dow à franchir le cap historique des 27.000 points. Son rival Cigna a bondi de 9,24% pour signer la meilleure performance du S&P 500.

Les laboratoires pharmaceutiques ont souffert à l’inverse, à l’image de Merck & Co (-4,50%) et Pfizer (-2,45%), les deux plus fortes baisses du Dow.

Le marché a aussi profité de la bonne tenue des valeurs financières, dans le sillage des rendements obligataires. Goldman Sachs a réalisé la deuxième meilleure performance du Dow Jones avec une hausse de 2,61%.

Le Nasdaq a pâti de son côté du recul de 0,73% d’Apple et du repli des biotechs, dont l’indice dédié a cédé 1,45%.

La plus forte baisse du S&P 500 a été pour le spécialiste de la gestion d’archives Iron Mountain (-7,48%), pénalisé par un abaissement de recommandation de Bank of America Merrill Lynch.

Neuf des 11 grands indices sectoriels S&P ont fini en territoire positif et 6,17 milliards d’actions ont changé de mains.

LES INDICATEURS DU JOUR

Les prix de détail hors alimentation et énergie ont augmenté de 0,3% en juin aux Etats-Unis, leur plus forte hausse depuis janvier 2018, pour un taux de 2,1% sur un an. De l’avis des économistes, cela ne remet pas en cause l’hypothèse d’une baisse des taux de la Réserve fédérale lors de sa prochaine réunion monétaire des 30 et 31 juillet.

Du côté du marché du travail, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont tombées à un creux de trois mois la semaine dernière, à 209.000. Les économistes en attendaient en moyenne 223.000.

LA SÉANCE EN EUROPE

Les Bourses européennes avaient auparavant terminé en repli, affectées par le retour des inquiétudes autour du commerce et des bénéfices des entreprises.

À Paris, le CAC 40 a cédé 0,28% à 5.551,95 points après être monté auparavant jusqu’à 5.592 points. Le Footsie britannique a perdu 0,28% et le Dax allemand 0,33%.

L’indice EuroStoxx 50 a abandonné 0,14%, le FTSEurofirst 300 0,13% et le Stoxx 600 0,12%, terminant à un plus bas de deux semaines.

Le secteur pharma, en repli de 0,69%, a pesé sur la tendance avec des baisses de près de 2% pour les laboratoires Novo Nordisk, Sanofi, UCB, Astrazeneca ou Roche, tous exposés au marché américain.

TAUX

La statistique de l’inflation a fait remonter les rendements obligataires, surtout pour les échéances longues, un effet amplifié ensuite par l’adjudication de 16 milliards de dollars d’emprunts à 30 ans qui a donné lieu à une faible demande.

Le rendement du papier à 30 ans a ainsi grimpé de 7,1 points de base à 2,642% alors que celui des obligations à deux ans, sensibles aux anticipations sur les taux de la Fed, n’a progressé que de 2,8 pdb à 1,844%. Le rendement des Treasuries à 10 ans <US10YT)RR>, référence du marché, a pris 6,3 points de base à 2,124%.

CHANGES

L’accélération de l’inflation en juin n’a pas eu d’effet sur le dollar, qui est tombé à un plus bas de trois semaines dans l’anticipation d’une baisse des taux d’intérêt aux Etats-Unis.

L’indice dollar accusait en fin de séance américaine un repli modeste de 0,05% à 97,057 après avoir reculé jusqu’à 96,795.

L’euro/dollar est resté stable autour de 1,1250 dollar (+0,04%), malgré les spéculations sur un assouplissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne qui vont bon train également après la publication du compte rendu de sa réunion de juin.

PÉTROLE

Les cours du pétrole ont terminé en repli en réaction au dernier rapport mensuel de l’Opep qui fait craindre un retour à une situation de marché globalement excédentaire malgré les efforts du cartel pour réduire l’offre.

Le contrat août sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a cédé 0,38% à 60,20 dollars le baril et le Brent a reculé de 0,73% à 66,52 dollars.

En séance, le WTI avait touché un plus haut depuis le 23 mai à 60,94 dollars et le Brent un pic depuis le 30 mai à 67,65 dollars en réaction à la perturbation de la production dans le Golfe du Mexique à l’approche de la tempête tropicale Barry qui pourrait se transformer en ouragan vendredi.

avec Caroline Valetkevitch à New York et Medha Singh à Bangalore, Véronique Tison pour le service français

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