July 5, 2019 / 4:21 PM / 4 months ago

L'Europe termine en baisse après l'emploi US

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi dans le sillage de Wall Street, le rebond des créations d’emplois en juin freinant l’espoir d’une baisse significative des taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) à la fin du mois.

Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi. À Paris, l'indice CAC 40 a perdu 0,48%. Le Footsie britannique a cédé 0,66% et le Dax allemand a perdu 0,49%. /Photo prise le 5 juillet 2019/REUTERS

À Paris, l’indice CAC 40 a perdu 0,48% à 5.593,72 points. Le Footsie britannique a cédé 0,66% et le Dax allemand a perdu 0,49%.

L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,46%, le FTSEurofirst 300 de 0,71% et le Stoxx 600 de 0,72%.

Le Stoxx a pris 1,36% sur la semaine et le CAC 40 a gagné 0,99%.

Le département du Travail a annoncé vendredi 224.000 créations de postes non-agricoles le mois dernier, alors que la médiane des prévisions des économistes interrogés par Reuters en prévoyait 160.000.

Toutefois, une hausse modérée des salaires et d’autres signes de ralentissement de l’économie pourraient continuer à encourager la Fed à abaisser les taux d’intérêt ce mois-ci, mais de façon moins agressive que prévu.

Avec le rebond des créations d’emplois, les marchés ont maintenant “écarté la probabilité d’une double baisse des taux d’intérêt de la part de la Réserve fédérale à sa réunion du 30 et 31 juillet”, dit Olivier Blackbourn chez Janus Henderson, ce qui explique la baisse des actions en Europe et à Wall Street.

Les anticipations d’un assouplissement monétaire, alimentées par une série de statistiques décevantes, et l’apaisement des tensions entre Washington et Pékin sur le dossier commercial ont permis à la Bourse de New York d’atteindre des niveaux records cette semaine.

Le marché évalue toujours à 100% la probabilité d’une hausse de taux à la fin du mois, avec toutefois une majorité désormais écrasante misant sur un abaissement de seulement 25 points de base de l’objectif des “fed funds”, selon le baromètre FedWatch de CME Group.

TAUX

Le rendement des Treasuries à 10 ans a accentué ses gains après la statistique sur l’emploi et prend environ 10 points de base à plus de 2,05%, un plus haut d’une semaine. Il a avait touché mercredi son plus bas niveau depuis novembre 2016, à 1,939%

En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans, référence pour la zone euro, a également accéléré sa remontée dans le sillage de son équivalent américain. Il a terminé à -0,36%, après avoir ouvert sous le taux de dépôt de la BCE, actuellement fixé à -0,4%.

CHANGES

Après la publication du rapport mensuel sur l’emploi, le dollar a amplifié ses gains. Il gagne 0,61% face à un panier de devises internationales, à son plus haut niveau depuis le 19 juin.

“Les anticipations d’une baisse plus lente et/ou moindre des taux d’intérêt américains permettent au dollar de se renforcer, les données économiques américaines demeurant meilleures qu’ailleurs”, ajoute Olivier Blackbourn.

L’euro retombe autour de 1,121 dollar, un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis deux semaines.

La monnaie unique était déjà en légère baisse en réaction aux chiffres des commandes à l’industrie en Allemagne, qui ont baissé bien plus que prévu en mai, le ministère de l’Economie ayant ajoutant qu’il n’y aurait sans doute pas d’amélioration dans les mois à venir.

VALEURS

En Bourse, l’indice Stoxx des banques a signé l’une des rares progression du jour (+0,33%). Société générale a gagné 1,76% et Deutsche Bank 2,47%.

Le groupe suédois de technologies industrielles Hexagon a signé la plus forte baisse du Stoxx 600 (-10,92%) après avoir averti que ses ventes allaient baisser au deuxième trimestre en raison de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

Cet avertissement a pésé sur plusieurs poids lourds du secteur industriel comme Schneider Electric (-4,07%), plus forte baisse du CAC, et Siemens (-2,94%), plus forte baisse du Dac.

L’indice Stoxx de l’industrie a reculé de 1,89%.

L’impact des tensions commerciales s’est fait aussi sentir sur les fabricants de semi-conducteurs comme le sud-coréeen Samsung Electronics qui a annoncé que son bénéfice d’exploitation devrait fortement baisser au deuxième trimestre. A Paris, STMicroelectronics a perdu 2,45%.

A WALL STREET

La Bourse de New York était orientée à la baisse au moment de la clôture en Europe, le rebond de la croissance de l’emploi aux États-Unis calmant les espoirs de baisse significative des taux par la Réserve fédérale fin juillet.

A l’heure de la clôture, l’indice Dow Jones perdait 0,46%, le S&P-500, cédait 0,62% et le Nasdaq Composite reculait de 0,56%.

Le secteur financier prenait 0,21% et l’indice des bancaires proprement dites s’octroyait 0,68%.

L’indice des semi-conducteurs de Philadelphie perdait 0,97% après les prévisions décevantes de Samsung. Intel comptait parmi les plus importantes baisses du Dow Jones avec un repli de 1,42%.

PÉTROLE

Les cours pétroliers sont en hausse, soutenus par la décision en début de semaine de l’Opep et de ses alliés de prolonger l’accord de limitation de la production et par les tensions au Moyen-Orient après que l’Iran a menacé de saisir un pétrolier britannique si son supertanker arraisonné au large de Gibraltar ne lui était pas rendu immédiatement.

Le baril de Brent monte au-dessus de 64 dollars et celui de brut léger américain est pratiquement stable à 57,3 dollars.

Édité par Juliette Rouillon

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