June 24, 2019 / 12:07 PM / 3 months ago

Wall Street attendue en hausse prudente avec le commerce et l'Iran

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue lundi en légère hausse alors que les Bourses européennes reculent à mi-séance dans un climat de doutes concernant l’éventualité d’un accord commercial prochain entre Washington et Pékin et de craintes entourant les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran.

Les Bourses européennes reculent à mi-séance. À Paris, le CAC 40 cède 0,15% à 5.520,17 points vers 11h55 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,56% et à Londres, le FTSE est quasiment inchangé. /Photo prise le 29 mai 2019/REUTERS

Le contexte général est peu propice aux actifs risqués avant la rencontre prévue en fin de semaine entre Donald Trump et son homologue chinois, Xi Jinping, lors du sommet du G20, et ce malgré la perspective d’une baisse de taux de la Réserve fédérale qui continue de peser sur le dollar et les rendements obligataires. Les contrats à terme signalent une ouverture des grands indices de la Bourse de New York en hausse de 0,2% à 0,3%.

À Paris, le CAC 40 cède 0,15% à 5.520,17 points vers 11h55 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,56% et à Londres, le FTSE est quasiment inchangé.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 perd 0,21%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,34% et le Stoxx 600 0,22%.

Les Bourses européennes creusent leurs pertes après avoir ouvert sans tendance, pénalisées notamment par l’avertissement de Daimler sur ses résultats ainsi que par l’annonce d’une dégradation du moral des entrepreneurs allemands au mois de juin.

VALEURS EN EUROPE

A la Bourse de Francfort, Daimler cède 4,17% au lendemain d’un avertissement sur ses résultats financiers, qu’il justifie par l’impact de la crise du marché du diesel. L’indice Stoxx européen de l’automobile abandonne 1,14%, la plus forte baisse sectorielle du jour.

Contre la tendance, Carrefour gagne 1,47%, la meilleure performance du CAC 40, au lendemain de l’annonce de la cession de 80% du capital de sa filiale chinoise à un groupe local, un désengagement dans lequel plusieurs analystes voient entre autres un coup de fouet au bénéfice par action.

Natixis a pris jusqu’à plus de 3% avant de réduire ses gains après l’annonce de la vente d’une partie du portefeuille d’obligations privées de sa filiale H2O et du lancement anticipé d’un audit de celle-ci.

La plus forte baisse du CAC 40 est pour Publicis, qui cède 2,02% à la veille du détachement de son dividende, poursuivant sa tendance baissière observée sur le moyen terme, selon les explications d’un analyste.

TAUX

Les anticipations de baisse des taux pèsent encore sur le rendement des Treasuries à 10 ans, qui perd plus trois points de base pour passer en dessous de 2,04%.

Le rendement du Bund allemand à dix ans, référence de la zone euro, suit le mouvement pour descendre en dessous de -0,31%.

Les rendements italiens s’apaisent après avoir beaucoup reculé sur des informations suggérant que la Commission européenne s’abstiendrait de prendre des sanctions contre Rome sur sa dette afin de laisser du temps à la discussion.

CHANGES

Toujours pénalisé par les anticipations de baisse de taux aux Etats-Unis, le dollar continue de céder du terrain face aux autres grandes devises, ce qui se traduit par un recul de 0,23% de l’”indice dollar”, qui a déjà cédé 1,4% la semaine dernière, son repli hebdomadaire le plus marqué depuis la mi-février.

Vendredi, Neil Kashkari, le président de la Fed de Minneapolis, s’est prononcé publiquement en faveur d’une baisse de taux de 50 points de base.

L’euro évolue à son plus haut niveau depuis le 22 mars, tout proche de 1,14 dollar.

PÉTROLE

Les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran favorisent la poursuite de la hausse des cours du brut: le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend autour de 0,5% après avoir repassé brièvement le seuil des 58 dollars le baril pour la première fois depuis le 30 mai.

Le Brent se stabilise à 65,10 dollars, à proximité d’un pic de plus de trois semaines.

Sur l’ensemble de la semaine dernière, le Brent a pris 5,1% et le WTI a bondi de 9,37%, sa plus forte hausse hebdomadaire depuis décembre 2016.

AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE AMÉRICAIN À L’AGENDA DU 24 JUIN

Édité par Blandine Hénault

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