June 21, 2019 / 12:31 PM / 3 months ago

Géopolitique et commerce devraient peser sur Wall Street

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en légère baisse tandis que les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé à mi-séance vendredi, tiraillées entre des indices PMI meilleurs que prévus et des inquiétudes géopolitiques et commerciales. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture dans le rouge pour Wall Street qui pourrait perdre entre 0,1% et 0,3%.

Wall Street est attendue en légère baisse tandis que les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé à mi-séance vendredi. À Paris, le CAC 40 est inchangé à 5.535,56 points vers 11h30 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,11% alors qu'à Londres, le FTSE gagne 0,13%. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

À Paris, le CAC 40 est inchangé à 5.535,56 points vers 11h30 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,11% alors qu’à Londres, le FTSE gagne 0,13%.

L’EuroStoxx 50 de la zone euro abandonne 0,06%, l’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,34% et le Stoxx 600 perd 0,26%.

Les premiers résultats des enquêtes mensuelles Markit auprès des directeurs d’achats montrent une amélioration de l’activité dans le secteur privé en juin en Allemagne comme en France et l’indice d’activité composite PMI de la zone euro est ressorti à son plus haut niveau depuis novembre.

Ces signes meilleurs que prévu pour la zone euro peinent toutefois à faire oublier plusieurs points de crispation pour les investisseurs.

Les inquiétudes sur la situation géopolitiques entre les Etats-Unis et l’Iran persistent; selon des sources gouvernementales iraniennes, Donald Trump a adressé dans la nuit un message aux autorités iraniennes pour les informer de l’imminence d’une attaque tout en leur faisant part de sa volonté de dialogue.

Les investisseurs restent sur la réserve aussi concernant les négociations commerciales entre Washington et Pékin en attendant la rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping lors du sommet du G20 la semaine prochaine au Japon.

A ces préoccupations s’ajoute la journée des “quatre sorcières”, marquée par l’expiration simultanée d’options et de contrats à termes sur les indices et les actions, pour expliquer l’orientation baissière des marchés.

VALEURS EN EUROPE

Avec la hausse des cours du brut, l’indice Stoxx 600 de l’énergie signe la plus forte progression sectorielle (+1,06%). Total, Royal Dutch Shell et BP gagnent entre 1,13% et 2,02%.

Le secteur technologique lâche 0,42% après l’avertissement sur son chiffre d’affaires émis par IQE (-26,94% à la Bourse de Londres), un sous-traitant du marché des semi-conducteurs, qu’il explique par les restrictions américaines pesant sur les activités du chinois Huawei.

Dans son sillage, les fabricants de puces comme Infineon, Dialog, Siltronic, STMicro et AMS perdent pour leur part entre 0,11% et 3,12%.

La plus forte baisse du Stoxx 600 revient à l’opérateur européen de satellites SES qui recule de 6,65%. Selon des traders, le groupe serait en contact avec des analystes pour les prévenir que le deuxième trimestre en cours pourrait être plus difficile que prévu.

Natixis poursuit sa descente aux enfers: après avoir chuté de 11,8% jeudi en réaction à la décision de Morningstar de suspendre le suivi d’un fonds de sa filiale britannique à 49,99% H2O Asset Management, le titre perd encore 5,72%; H2O a enregistré 600 millions d’euros de décollecte depuis le début du deuxième trimestre.

CHANGES

L’indice dollar est en légère baisse face à un panier de devises de référence et s’achemine vers un repli de 1% sur la semaine en raison des annonces de la Réserve fédérale, ouvrant la porte à une baisse de taux d’ici la fin de l’année.

L’affaiblissement du dollar a comme souvent profité aux autres valeurs refuge: le yen a touché en début de séance un plus haut depuis début janvier à 107,04.

L’euro reste au-dessus de 1,13 dollar renforcé par les indices PMI.

TAUX

Les rendements des emprunts d’Etats en zone euro sont en hausse après les indices PMI “flash”. Le dix ans allemand reprend près de trois points de base, à -0,296%.

Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans remonte au-dessus de 2% après être tombé la veille à 1,974%, un plus bas depuis novembre 2016.

PÉTROLE

Les tensions croissantes entre l’Iran et les Etats-Unis suscitent la crainte de perturbations dans la production de brut au Moyen-Orient, poussant les cours pétroliers à la hausse.

Le Brent (+1,35%) a repassé la barre de 65 dollars le baril et devrait ainsi enregistrer une performance hebdomadaire positive après quatre semaines consécutives de baisse. Le brut léger américain grimpe autour de 57,50 dollars le baril.

MÉTAUX

Porté par la baisse du dollar, la perspective d’un assouplissement des politiques des grandes banques centrales et les tensions géopolitiques, l’or a atteint son plus haut niveau depuis six ans à 1.410,78 dollars l’once.

Édité par Marc Angrand

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below