June 20, 2019 / 12:25 PM / 5 months ago

Wall Street vise des records, la Fed en soutien

PARIS (Reuters) - Wall Street pourrait battre des records jeudi au lendemain du discours accommodant tenu par la Réserve fédérale, qui a ouvert la porte à une baisse de taux susceptible de soutenir les actifs risqués.

Wall Street pourrait battre des records jeudi au lendemain du discours accommodant tenu par la Réserve fédérale. Les Bourses européennes évoluent pour leur part nettement dans le vert. À Paris, le CAC 40 prend 0,59% vers 11h30 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,85% et à Londres, le FTSE avance de 0,44%. /Photo d'archives/REUTERS/Lucas Jackson

Les Bourses européennes évoluent pour leur part nettement dans le vert, un parfum accommodant flottant sur les marchés avec en outre la volonté affichée mardi par le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, de mettre en oeuvre toutes les mesures de soutien nécessaires si l’inflation dans la zone euro s’obstine à ne pas décoller.

Tandis que les actions grimpent des deux côtés de l’Atlantique, le dollar recule nettement et les rendements obligataires continuent leur dégringolade.

Les contrats à terme sur les indices américains de référence signalent une ouverture en hausse de plus de 0,8% pour le Dow Jones et le Standard & Poor’s 500 et de plus de 1% pour le Nasdaq Composite.

Le S&P-500 et le Dow ont terminé mercredi à moins de 1% de leur record de clôture de la fin avril, les investisseurs saluant le verdict de la réunion monétaire de la banque centrale américaine.

À Paris, le CAC 40 prend 0,59% à 5.550,98 points vers 11h30 GMT, au plus haut depuis le 3 mai. À Francfort, le Dax gagne 0,85% et à Londres, le FTSE avance de 0,44%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 0,54%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,71% et le Stoxx 600 de 0,58%.

La Réserve fédérale a maintenu ses taux directeurs inchangés mercredi tout en ouvrant la voie à de possibles baisses de taux d’ici à la fin de l’année.

Dans une actualité encore très chargée du côté de la politique monétaire, la Banque d’Angleterre (BoE) a réduit à zéro sa prévision de croissance de la Grande-Bretagne au deuxième trimestre et mis en avant les risques liés aux conflits commerciaux et à la crainte d’un Brexit ans accord. Comme prévu, elle a laissé son taux directeur inchangé.

VALEURS EN EUROPE

La plupart des indices sectoriels européens sont en hausse, à commencer par les technologiques (+1,78%), l’automobile (+1,30%) et l’énergie (+1,10%).

A Paris, STMicroelectronics (+(3,34%) enregistre la plus forte hausse du CAC. Valeo (+1,61%), PSA (+1,36%) et Renault (+1,36%) ne sont pas loin derrière.

Contre la tendance, le secteur bancaire (-0,80%) est pénalisé par la perspective de taux d’intérêt bas pour une période prolongée, un contexte qui pèse sur la rentabilité des établissements financiers.

Crédit Agricole (-1,91%), BNP Paribas (-1,40%) et Société Générale (-0,88%) figurent parmi les plus fortes baisses du CAC 40.

TAUX

Le rendement des Treasuries à dix ans poursuit son repli dans la perspective de voir les taux américains baisser dans le courant de l’année : il recule à 2% après tombé en début de séance jusqu’à 1,974%, son plus bas niveau depuis novembre 2016.

Le 10 ans allemand suit la même trajectoire à l’ouverture et perd plus de deux points de base à -0,31%.

Les taux italiens affichent un repli encore plus marqué sur fond d’apaisement des tensions entre Bruxelles et Rome sur les finances publiques italiennes. Le rendement des BTP à dix ans recule de neuf points de base pour revenir à 2,026%.

CHANGES

La réaction aux annonces de la Fed est sensible également sur le marché des changes, où le dollar perd encore 0,45% face à un panier de devises de référence après avoir déjà cédé 0,54% mercredi.

Le dollar a reculé jusqu’à 107,45 yens, un plus bas depuis début janvier, et perd 0,6% face au franc suisse.

L’euro progresse pour sa part de 0,7% pour repasser 1,13 dollar.

PÉTROLE

Les cours du brut grimpent, soutenus par des chiffres montrant une baisse plus forte que prévu des stocks de brut américains, par l’annonce d’une réunion début juillet de l’Opep et de ses alliés pour discuter de leur politique de production et par un nouvel épisode de tension entre les Etats-Unis et l’Iran, Téhéran ayant abattu un drone américain.

Le Brent remonte à 63,45 dollars et le brut léger américain à 55,50 dollars.

Édité par Marc Angrand

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