June 14, 2019 / 12:20 PM / 5 months ago

Rouge en vue à Wall Street avec les crainte sur le commerce

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes creusent leur pertes vendredi à mi-séance alors que les conséquences des tensions commerciales se font sentir sur la croissance économique chinoise.

Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes creusent leur pertes vendredi à mi-séance alors que les conséquences des tensions commerciales se font sentir sur la croissance économique chinoise. À Paris, le CAC 40 perd 0,56% vers 11h40 GMT. À Francfort, le Dax évolue en repli de 0,9% et à Londres, le FTSE cède 0,58%. /Photo d'archives/REUTERS/Lucas Jackson

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street dans le rouge: -0,2% pour le Dow Jones, -0,3% pour le S&P-500 et -0,8% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,56% à 5.345,75 vers 11h40 GMT. À Francfort, le Dax évolue en repli de 0,9% et à Londres, le FTSE cède 0,58%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 abandonne 0,68%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 0,71% et le Stoxx 600 de 0,7%.

Les dernières statistiques en provenance de Pékin brossent un tableau assez sombre de l’activité économique de la deuxième économie mondiale.

La croissance de la production industrielle chinoise a ralenti à un plus bas de plus de 17 ans en mai, ralentissement qui concerne aussi l’investissement productif et qui témoigne d’un affaiblissement de la demande dans un contexte de guerre commerciale avec les Etats-Unis.

Dans ce contexte, les investisseurs suivront avec attention les chiffres mensuels des ventes au détail et de la production industrielle aux Etats-Unis ainsi que la première estimation de l’indice de confiance de l’université du Michigan pour le mois de juin.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Les valeurs des semi-conducteurs devraient souffrir à l’ouverture de Wall Street après l’avertissement de Broadcom sur son chiffre d’affaires annuel en raison d’une faiblesse généralisée de la demande liée au contexte d’incertitudes géopolitiques et à l’impact des restrictions à l’export imposées au chinois Huawei, l’un de ses principaux clients.

En avant-Bourse, le fabricant américain de semi-conducteurs chute de 9%. Dans son sillage, Intel recule de 2%, Nvidia et Qualcomm perdent 2,9% Micron Technology lâche 4%.

L’action Apple perd quant à elle près de 2%.

VALEURS EN EUROPE

L’indice Stoxx lié à la technologie enregistre le plus fort repli sectoriel (-1,88%) après l’avertissement de Broadcom.

AMS et Infineon perdent plus de 5%. Dialog abandonne 4,08%. A Paris, STMicro signe la plus forte baisse du CAC 40 (-4,31%).

Les secteurs sensibles à la thématique commerciale reculent, à l’image de l’automobile (-1,37%) et des ressources de base (-1,2%).

A cela s’ajoute l’annonce par Pékin du relèvement de droits de douane sur certains produits en acier inoxydable. Vallourec cède 2,39% et ArcelorMittal 2,25%.

TAUX

Sur le marché obligataire, la tendance générale est à la baisse des rendements, la faiblesse des données en provenance de Chine ayant attisé les inquiétudes sur l’impact de la guerre commerciale.

Le rendement des Treasuries à 10 ans cède deux points de base pour tomber à 2,068%, prolongeant un repli favorisé également par des anticipations d’une baisse de taux par la Réserve fédérale.

En Europe, le rendement du Bund à 10 ans, taux de référence de la zone euro, a atteint un plus bas historique à -0,271% et le 10 ans espagnol évolue pour la première fois sous 0,5%.

CHANGES L’indice dollar remonte à un plus haut d’une semaine face à un panier de devises étrangères, s’éloignant du creux de plus de deux mois touché la semaine dernière dans l’anticipation de baisse de taux de la Réserve fédérale.

Les investisseurs se montrent toutefois globalement prudents avant la réunion du FOMC les 18 et 19 juin alors que le marché intègrent désormais trois baisses de taux cette année.

“Il y a un risque que la Fed ne soit pas la semaine prochaine aussi accommodante que ce à quoi les marchés s’attendent”, déclare Fritz Louw, chez de stratégie devises chez MUFG Bank.

L’euro recule autour de 1,126 dollar.

La livre sterling est tombé à un creux d’environ deux semaines face au dollar, sous 1,263 dollar, alors que Boris Johnson, fervent défenseur du Brexit, est pressenti pour devenir le nouveau Premier ministre britannique après être arrivé largement en tête jeudi du premier tour de scrutin pour succéder à Theresa May.

PÉTROLE

Les inquiétudes sur le commerce pèsent à nouveau sur le marché pétrolier au lendemain des attaques contre deux pétroliers dans le golfe d’Oman qui ont fait bondir les cours.

Les Etats-Unis accusent l’Iran d’en être responsable, laissant craindre une nouvelle confrontation entre Washington et Téhéran qui réfute les accusations américaines.

Le baril de Brent évolue autour de 61,3 dollars, après avoir gagné jusqu’à 4,5% la veille et atteint les 62,64 dollars. Le brut léger américain retombe sur la barre de 52 dollars, contre un plus haut la veille à 53,45.

MÉTAUX

L’or, valeur refuge par excellence, gagne près de 1% en raison de la faiblesse des données économiques en provenance de la Chine et des préoccupations géopolitiques au Moyen-Orient. Le métal jaune évolue au-dessus de 1.350 dollars l’once, un pic depuis avril 2018.

Les mêmes inquiétudes sur la demande font reculer les métaux industriels, comme le cuivre, l’aluminium et le zinc.

Avec Saikat Chatterjee à Londres, édité par Blandine Hénault

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