June 13, 2019 / 8:39 PM / in 3 months

Wall Street repart de l'avant avec le pétrole

PARIS (Reuters) - La Bourse de New York a fini dans le vert jeudi, soutenue notamment par la progression des valeurs pétrolières dans le sillage de la hausse des cours du brut en réaction à des attaques visant des pétroliers près du détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième de la demande mondiale de pétrole.

La Bourse de New York a fini dans le vert jeudi. Le Dow Jones a progressé de 0,39% à 26.106,77 points. /Photo prise le 14 mai 2019/REUTERS/Brendan McDermid

Les prix du pétrole ont grimpé jusqu’à plus de 4% en séance après l’annonce d’avaries sur deux pétroliers, un évènement qui intervient un mois après un incident similaire dans la même zone et qui ravive les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis, qui ont imputé ces actes à Téhéran.

Le secteur de l’énergie a pris 1,25%, la plus forte hausse des 11 indices sectoriels du S&P 500.

L’indice large américain a gagné 0,40% à 2.891,64 points et le Dow Jones a progressé de 0,39% à 26.106,77 points

Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,57% à 7.837,13 points.

PÉTROLE

Les cours du brut ont terminé en nette hausse jeudi sur le marché new-yorkais Nymex : le contrat juin sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 1,14 dollar, soit 2,23%, à 52,28 dollars le baril. Il a pris en séance jusqu’à 4,5% pour monter à 53,45 dollars.

Le Brent prenait pour sa part 1,45 dollar (+2,4%) à 61,42 dollars, après un pic à 62,64 dollars en séance.

VALEURS

Les actions des compagnies pétrolières Exxon Mobil et Chevron ont gagné respectivement 0,87% et 0,59%.

Le principal contributeur à la hausse du S&P 500 a toutefois été le secteur des services de communication qui a pris 1,14%.

En tête du Dow Jones, Walt Disney a avancé de 4,43%; Morgan Stanley a revu à la hausse son estimation de croissance du nombre d’abonnés de l’offre en ligne Disney Plus du géant des médias et du divertissement.

A l’inverse, Twitter a perdu 3,04%, parmi les plus fortes baisses du S&P 500. Le courtier Moffett Nathanson a dit s’attendre ce que les coûts du réseau social augmentent et à ce que la croissance de son chiffre d’affaires ralentisse.

LES INDICATEURS DU JOUR

Aux Etats-Unis, les statistiques économiques du jour ont conforté le scénario d’un ralentissement du marché du travail comme de l’inflation: les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties en hausse inattendue et les prix à l’importation affichent pour le mois de mai leur recul mensuel le plus marqué depuis décembre.

Ces indicateurs alimentent les anticipations d’une prochaine baisse des taux de la Réserve fédérale américaine, qui expliquent la bonne tenue de Wall Street sur le mois de juin.

Les analystes de BNP Paribas ont dit jeudi s’attendre à ce que la Fed abaisse deux fois ses taux cette année, en juillet et en septembre, en raison des risques accrus sur la croissance avec l’aggravation des tensions commerciales et de la faiblesse de l’inflation.

La banque centrale américaine réunit son comité de politique monétaire les 18 et 19 juin.

TAUX

Les chiffres américains des prix à l’importation favorisent la baisse des rendements des Treasuries: celui des titres à dix ans cède plus de trois points de base à 2,0927%, le deux ans plus de cinq points à 1,8316%.

Le rendement des Treasuries à 30 ans a reculé à 2,5995% après une adjudication de 16 milliards de dollars d’obligations de cette échéance.

CHANGES

Le dollar évolue sans grand changement, les cambistes semblant déjà hésiter à prendre des positions trop tranchées à moins d’une semaine désormais des décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale et à l’approche du sommet du G20 à la fin du mois, présenté comme une étape clé pour le dossier des tensions commerciales.

L’euro s’échange autour de 1,1270 dollar, en baisse de 0,1%.

Le franc suisse s’est apprécié après les décisions de politique monétaire de la Banque nationale suisse (BNS), qui a maintenu son dispositif de taux négatifs et s’est dite prête à intervenir sur le marché des changes en expliquant que les tensions commerciales USA-Chine étaient la cause de la récente flambée du franc.

Signe de la prudence qui demeure face au conflit commercial sino-américain, le yen - autre devise traditionnellement refuge - avance de 0,15% face au dollar.

LA SÉANCE EN EUROPE

Les Bourses européennes ont terminé de justesse dans le vert jeudi, la prudence ayant repris le pas en fin de séance sur l’impact positif de la hausse du pétrole.

À Paris, le CAC 40 a clôturé à 5.375,63 points, pratiquement inchangé (+0,01%) tout comme le FTSE 100 à Londres, et à Francfort, le Dax a progressé de 0,44%.

Certaines valeurs du luxe ont souffert des craintes de voir les troubles politiques à Hong Kong, important débouché du secteur, peser sur les ventes. Hermès a abandonné 0,42% et LVMH 0,43%.

A SUIVRE VENDREDI :

La dernière séance de la semaine sera animée entre autres par une nouvelle série d’indicateurs chinois (production industrielle, ventes au détail et investissement), par les chiffres mensuels des ventes au détail et de la production industrielle aux Etats-Unis et par la première estimation de l’indice de confiance de l’université du Michigan.

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